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10/01/2014 05:21 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Alger défend son intervention lors de l'attaque d'In Amenas début 2013

L'Algérie a défendu vendredi son intervention à In Amenas un an après l'attaque par un groupe islamiste de ce site gazier, qui s'est soldée par la mort de 38 otages et de 29 assaillants.

"L'intervention des forces de sécurité algériennes était impérative pour sauver des centaines de vies humaines et pour protéger un site stratégique que les terroristes projetaient de faire exploser", a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Amar Belani dans un communiqué.

Cette déclaration intervient en réaction à des article dans les médias étrangers citant des témoins parmi les ex-otages pointant des failles dans la sécurité sur le site.

L'Algérie déplore "l'agitation tendancieuse de certains médias étrangers autour de l'anniversaire" et "les présentations biaisées et les allégations absurdes émises par ces médias qui, de parti pris en préjugés, en viennent quasiment à disculper les auteurs de cet odieux attentat terroriste et à faire d'une bande de criminels, sans foi ni loi, des interlocuteurs potentiels avec lesquels il y aurait matière à négociation", selon le communiqué.

Le 16 janvier 2013, des membres du groupe islamiste des "Signataires par le sang" de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar ont pénétré sur le site et capturé des centaines d'Algériens et d'étrangers, en représailles après l'intervention française au Mali. L'armée a lancé un assaut trois jours plus tard. Au total, 38 otages et 29 assaillants avaient été tués.

L'instruction sur cette attaque, est toujours en cours, a indique jeudi le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh.

Par ailleurs, le parquet de Paris a ouvert lundi une information judiciaire contre X sur l'attaque, selon une source judiciaire.

Cette instruction, qui doit être confiée à trois magistrats du pôle antiterroriste, intervient après une enquête préliminaire confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

La justice française est compétente car des ressortissants français faisaient partie des victimes, dont Yann Desjeux, un ancien militaire chargé de la logistique sur le site, qui avait trouvé la mort lors de l'attaque.

abh/sw