NOUVELLES
09/01/2014 11:36 EST | Actualisé 11/03/2014 05:12 EDT

Paris et Tokyo veulent renforcer leur coopération en matière de défense et maintien de la paix

Tokyo et Paris ont exprimé jeudi leur volonté commune de renforcer leur coopération en faveur du maintien de la paix et dans le domaine de la défense, lors d'une rencontre à Paris entre leurs ministres des Affaires étrangères et ceux de la Défense, la première du genre.

"Nous souhaitons mettre en oeuvre des actions concrètes dans le domaine de la lutte contre la piraterie, dans celui du renforcement des capacités africaines de maintien de la paix et (...) en matière d'équipements de défense", a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, lors d'une conférence de presse conjointe des quatre ministres.

"C'est une nouvelle direction que nous prenons ensemble aujourd'hui en faveur du maintien de la paix et de la sécurité", a souligné son homologue japonais, Fumio Kishida, observant que la France était le premier pays auquel le Japon présentait sa nouvelle stratégie de défense, dévoilée en décembre avec la recherche de la paix comme principe fondateur.

Paris apprécie que le Japon ait soutenu les interventions françaises pour rétablir la paix au Mali et en République centrafricaine et se soit engagé "de manière très constructive", selon une source diplomatique. Tokyo avait annoncé une contribution d'un milliard de dollars sur cinq ans pour la sécurité au Sahel, principalement pour le Mali, selon cette source, et pour la Centrafrique, "nous comprenons que le Japon a l'intention de contribuer de manière significative lors d'une prochaine conférence de donateurs".

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé la création de deux instances de dialogue France-Japon, l'une sur la coopération dans le domaine de la recherche sur les nanotechnologies, la robotique et la cyber-défense, l'autre sur la coopération industrielle (hélicoptères de nouvelle génération, drones sous-marins, propulsion sous-marine) dont la première réunion est prévue en avril 2014 à Tokyo.

Son homologue, M. Onodera, a souligné qu'ils "s'étaient mis d'accord sur la nécessité de bien contrôler les exportations". Le Japon avait exprimé en mars sa préoccupation concernant la vente par la France de grilles d'appontage pour hélicoptères à la Chine, en plein différend territorial entre Tokyo et Pékin en mer de Chine orientale. Jeudi, M. Fabius a qualifié le sujet de "faux problème", s'agissant de "matériels tout à fait basiques et ne figurant pas sur la liste des matériels sensibles".

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe est attendu en mai en France.

cr/alc/mr