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09/01/2014 04:51 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Le président centrafricain pressé de démissionner lors d'un sommet régional

L'ancien rebelle devenu président de la République centrafricaine participait jeudi à un sommet régional, lors duquel il devait faire face à de nouvelles pressions pour quitter son poste, moins d'un an après avoir pris le pouvoir.

Michel Djotodia est devenu président après que ses combattants rebelles eurent pris le contrôle de la capitale, Bangui, en mars. Depuis, le pays est plongé dans l'anarchie.

Les violences entre chrétiens et musulmans ont fait plus de 1000 morts en décembre, et plus d'un million de personnes ont fui leur maison pour échapper aux attaques.

M. Djotodia participait jeudi à un sommet régional à N'Djamena, la capitale du Tchad, en compagnie des présidents tchadien, congolais et gabonais.

Son porte-parole a publié un communiqué niant les rumeurs selon lesquelles Michel Djotodia démissionnerait durant la rencontre.

Les opposants de M. Djotodia lui reprochent de ne pas avoir su freiner les attaques attribuées à ses combattants.

Dans un message adressé aux participants du sommet, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a estimé que « le danger de nouveaux bouleversements selon les lignes religieuses est réel et représente un danger à long terme pour le pays ».

M. Ban a également affirmé que les Nations unies avaient l'intention de mettre sur pied une commission pour « documenter les abus et les violations des droits de la personne » en République centrafricaine.

« Ensemble, nous devons envoyer le message clair que ceux qui commettent des atrocités en seront tenus responsables », a déclaré le secrétaire général de l'ONU.