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09/01/2014 07:54 EST | Actualisé 11/03/2014 05:12 EDT

Le PLQ revient à sa position d'origine sur la charte des valeurs

Après avoir ouvert la porte à la possibilité d'interdire le port de signes religieux ostentatoires aux fonctionnaires en position d'autorité, le Parti libéral du Québec décide de revenir à sa position d'origine.

Le comité sur l'intégrisme, présidé par le député et ex-bâtonnier du Québec Gilles Ouimet, doit rendre son rapport dans les prochains jours et à en croire les juristes, la Charte ne passe pas.

Pour le Parti libéral, il s'agit de privilégier un encadrement des accommodements raisonnables en écartant ainsi toute interdiction, à quelques jours seulement de l'ouverture des consultations publiques sur le projet de loi 60 sur la charte des valeurs du gouvernement péquiste de Pauline Marois.

Un modèle qui sera guidé par la sécurité et la communication.

Par exemple, si un policier sikh portant le turban veut faire partie de l'escouade tactique d'intervention de la police, au sein de laquelle il faut porter un casque, et refuse d'ôter son turban, il serait exclu de l'escouade.

Cette décision nous éloigne de l'entente tacite conclue avec la députée libérale, Fatima Houda-Pepin, dans la foulée de sa sortie contre les propos de son collègue Marc Tanguay sur le port du tchador à l'Assemblée nationale. M. Tanguay est par la suite revenu sur ses propos.

Le chef libéral Philippe Couillard avait alors tenté de mettre fin à la crise en annonçant un comité sur l'intégrisme, qui laissait une porte ouverte à l'interdiction du port de signes religieux pour les agents de l'État en position d'autorité comme les juges, les policiers et les gardiens de prison.

Contactée par Radio-Canada, Mme Houda-Pepin s'est refusée à tout commentaire pour le moment, expliquant n'avoir pas encore vu le rapport du comité de réflexion.

Elle affirme continuer ses représentations au sein de ce comité et plaide encore pour que le PLQ présente un projet de loi pour lutter contre l'intégrisme religieux au Québec.

Par ailleurs, le député Gilles Ouimet s'est adressé directement au ministre responsable du projet de loi 60, Bernard Drainville, pour qu'il se dissocie des propos du militant indépendantiste Yves Michaud

Appuyant la charte de la laïcité plus tôt cette semaine, l'ex-délégué général du Québec à Paris a suggéré aux employés des services publics qui refuseront de se départir de leurs symboles religieux au travail de quitter le Québec pour aller « dans un pays où c'est toléré ».

Avec les informations de Julie Marceau et Sébastien Bovet