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09/01/2014 11:29 EST | Actualisé 11/03/2014 05:12 EDT

Algérie: l'instruction sur l'attaque d'In Amenas est toujours en cours

L'instruction sur l'attaque meurtrière du site gazier de Tiguentourine, il y a un an dans la région d'In Amenas en Algérie, est toujours en cours, a annoncé jeudi le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh.

"L'affaire de Tiguentourine est entre les mains de la justice algérienne et l'instruction est confiée un juge spécialisé, comme l'exige la procédure pénale", a déclaré M. Louh en margé d'une séance plénière du Conseil de la nation (Sénat, chambre haute du Parlement).

"Le code de procédure et la loi algérienne autorisent quiconque ayant subi des préjudices à la suite de cette agression à se constituer partie civile auprès du juge d'instruction ou du tribunal qui aura à statuer sur l'affaire", a précisé le ministre, selon des propos rapportés par l'agence de presse APS.

Une information judiciaire sur l'attaque de ce site gazier géré conjointement par le groupe public algérien Sonatrach, le britannique BP et le norvégien Statoil dans le Sahara algérien avait été ouverte à Alger le 20 janvier 2013.

Le 16 janvier 2013, des membres du groupe islamiste des "Signataires par le sang" de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar ont pénétré sur le site et capturé des centaines d'Algériens et d'étrangers, en représailles après l'intervention française au Mali.

L'armée a lancé un assaut trois jours plus tard. Au total, 38 otages et 29 assaillants avaient été tués.

Lundi, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire sur cette attaque. La justice française est compétente car des ressortissants français font partie des victimes, dont Yann Desjeux, un ancien militaire chargé de la logistique sur le site.

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