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08/01/2014 10:42 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Un Torontois accusé de harcèlement criminel sur Twitter

Les présumées victimes de l'artiste Gregory Allen Elliott doivent témoigner à partir de mercredi à son procès pour harcèlement criminel en cour de l'Ontario, à Toronto.

L'homme de 52 ans est accusé d'avoir harcelé à maintes reprises les trois femmes sur Twitter avant d'être arrêté à la fin 2012.

L'une des plaignantes, Stephanie Guthrie, n'a rencontré Gregory Elliott qu'une seule fois en personne. Elle lui a alors demandé de concevoir une affiche pour son groupe Women in Toronto Politics, qui dénonce notamment les politiques du maire Rob Ford.

Elle s'est toutefois désistée en apprenant que l'artiste était connu pour ses propos scabreux dans les médias sociaux.

Les deux individus ont continué néanmoins à s'échanger des messages, qui ont vite tourné au vinaigre dans la sphère publique de TwitterD'autres personnes, des femmes pour la grande majorité, ont aussi pris part aux échanges par l'intermédiaire des mots-clefs qui permettaient des renvois sur Twitter, en prenant la défense des trois plaignantes qu'elles suivaient sur Twitter.

L'accusé dit être la victime

Toutefois, à entendre la défense, ce sont ces abonnées qui ont insulté Gregory Elliott et affiché des photos de membres virils, en prétextant que c'était le sien.  

Les propos de l'accusé à l'endroit des plaignantes et de leurs abonnées sur Twitter n'étaient pas tous à connotation sexuelle. Gregory Elliott les a en outre qualifiées de féministes fascistes.

La défense reconnaît que les messages de son client étaient orduriers, mais que sa frustration venait du fait qu'il avait perdu un contrat en graphisme.

Le détective Jeff Bangild, le premier témoin au procès mardi, a de plus reconnu que les microbillets de l'artiste n'étaient pas menaçants. Il a néanmoins soutenu que le harcèlement s'expliquait par la nature et la fréquence des commentaires de l'artiste, soit des centaines de messages en six mois seulement.

L'une des plaignantes avait bloqué son compte sur Twitter, mais le détective a avoué qu'elle avait continué à suivre l'accusé en utilisant des mots-clefs. « Une femme harcelée, conclut la défense, ne chercherait pas à se placer dans une situation de harcèlement ».

Le procès se poursuivra toute la semaine.