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08/01/2014 08:51 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Le Haut-commissariat du Sri Lanka dénonce l'attitude d'une députée du NPD

OTTAWA - Des représentants officiels du Sri Lanka au Canada accusent une députée du Nouveau Parti démocratique de chercher à faire mal paraître le gouvernement de cette nation asiatique en prétendant avoir été la cible d'intimidation politique durant un séjour là-bas.

La semaine dernière, Rathika Sitsabaiesan a affirmé dans une brève déclaration qu'elle avait été avertie par des officiels sri-lankais, lors d'une visite privée, qu'elle pourrait être arrêtée et déportée.

À l'époque, son collègue néo-démocrate Paul Dewar avait confié, après avoir parlé à Mme Sitsabaiesan — qui est née au Sri Lanka d'origine tamoule — que sa consoeur avait été suivie et épiée de près par les autorités dès le moment où elle est arrivée au pays.

Selon M. Dewar, des représentants des autorités se sont présentés à l'hôtel de Mme Sitsabaiesan un soir, dans l'espoir de la rencontrer, mais la députée n'a pas répondu.

M. Dewar a ajouté que des représentants s'inquiétaient du fait que Mme Sitsabaiesan avait rencontré un parlementaire du Sri Lanka et visité un orphelinat. Il s'agissait de visites familiales, a aussi noté M. Dewar, précisant que le parlementaire local était un cousin de la députée.

Le Haut-commissariat du Sri Lanka a réagi mercredi en disant que Mme Sitsabaiesan détenait un visa touristique et qu'elle avait été avisée de ne pas participer à des activités politiques qui auraient pu outrepasser les lois et règles du Sri Lanka en matière d'immigration.

L'organisation ajoute que les autorités sri-lankaises ont géré l'affaire de façon responsable, ajoutant que les allégations de Mme Sitsabaiesan à l'effet qu'elle avait été sujette à de «l'intimidation politique» était erronée et qu'il s'agissait d'une façon d'embarrasser injustement le gouvernement.

Âgée de 32 ans, Mme Sitsabaiesan est arrivée au Canada avec sa famille à l'âge de 5 ans, et a été élue à la Chambre des communes dans la circonscription de Scarborough—Rouge River, dans la région de Toronto, en 2011.

Elle a joué un rôle important dans les efforts des néo-démocrates visant à convaincre le gouvernement conservateur de boycotter une rencontre des leaders du Commonwealth devant avoir lieu au Sri Lanka, en novembre dernier. Le premier ministre Stephen Harper n'a pas participé à l'événement, citant le dossier du gouvernement sri-lankais en matière des droits de la personne. Toutefois, Deepak Obhrai, un secrétaire parlementaire, a représenté le Canada lors de cette rencontre, tenue à Colombo.

Mme Sitsabaiesan, qui se trouve toujours à l'étranger, n'a pas encore décrit sa plus récente expérience.