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08/01/2014 05:34 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Irak: Joe Biden pousse Maliki à se tourner vers les tribus sunnites

Le vice-président américain Joe Biden a appelé mercredi Nouri al-Maliki pour la deuxième fois de la semaine, signe de la pression croissante que font peser les Américains sur le Premier ministre irakien face aux troubles qui secouent son pays.

Des combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe lié à Al-Qaïda, et des membres de tribus hostiles au gouvernement ont pris le contrôle ces derniers jours de Fallouja, une ville de la province à majorité sunnite d'Al-Anbar, frontalière de la Syrie.

Joe Biden a exhorté Maliki à "poursuivre les efforts du gouvernement pour aller vers les dirigeants nationaux, tribaux et locaux", selon un communiqué de la Maison Blanche.

Le porte-parole de la présidence Jay Carney a de son côté assuré que Washington appelait Maliki, un chiite, à oeuvrer pour une réconciliation politique et à mettre en oeuvre des actions militaires pour expulser les insurgés proches d'al-Qaïda de Fallouja et Ramadi, deux villes situées dans la province d'al-Anbar, où les troupes américaines avaient mené il y a 10 ans les combats les plus meurtriers du conflit irakien.

Dans ce contexte, les adversaires de Barack Obama le critiquent pour n'avoir pas pu signer un accord avec Nouri al-Maliki pour laisser des soldats américains en Irak après le retrait des troupes fin 2011.

D'autres critiquent Nouri al-Maliki pour n'avoir pas pu s'entendre avec la communauté sunnite en Irak, où la discorde entre communautés a laissé un vide rempli par des groupes comme EIIL.

"Le Premier ministre Maliki a informé le vice-président des nouveaux éléments concernant la situation dans la province d'al-Anbar, dont une série d'initiatives politiques au niveau local et national", poursuit le communiqué de la Maison Blanche. Joe Biden s'est également félicité de l'engagement de Maliki de maintenir les élections fin avril, malgré le regain de violences actuel dans la région d'al-Anbar et dans plusieurs villes du pays.

Lundi, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allaient accélérer les livraisons de missiles et de drones de surveillance à l'Irak pour aider le gouvernement à combattre les insurgés liés à Al-Qaïda. Le secrétaire d'Etat John Kerry a toutefois réaffirmé que Washington ne renverrait pas de troupes dans le pays pour soutenir le gouvernement irakien.

col/mdm/rap