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08/01/2014 01:14 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Centrafrique: le sommet au Tchad "pas pour changer de régime" (CEEAC)

Le sommet extraordinaire des pays d'Afrique centrale jeudi à N'Djamena sur la Centrafrique n'a pas pour objet "de changer un régime, ni de changer la transition" à Bangui, a déclaré mercredi à l'AFP le secrétaire général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale.

"Le sommet a été convoqué à cause de la détérioration de la situation sécuritaire", a déclaré le secrétaire général de la CEEAC, Allami Ahmat, ajoutant: "il ne s'agit pas de changer un régime, ni de changer la transition, il s'agit de prendre des dispositions pour restaurer la paix et la sécurité en Centrafrique".

"Il s'agit de voir les voies et moyens pour éviter que la situation n'échappe au contrôle de la communication internationale", a-t-il poursuivi.

"Les autorités centrafricaines seront interpellées pour mieux faire au lieu de perdre leur temps à se quereller, à s'insulter sur la place publique", a indiqué M. Ahmat en référence aux relations notoirement mauvaises entre le président Michel Djotodia et le Premier ministre Nicolas Tiengaye qui assisteront tous les deux aux débats.

"On assiste à une situation déplorable: d'un côté les autorités de la transition qui font montre d'une certaine incapacité, voire impuissance, à résoudre le problème, de l'autre une société civile et une classe politique qui s'évertuent à jeter de l'huile sur le feu, à compliquer la situation en désignant certains pays de la sous-région comme s'ils étaient responsables de leurs problèmes", selon le secrétaire général.

Le sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) se tient alors que la Centrafrique est plongée dans un conflit sanglant et une impasse politique.

Selon le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, le sommet de la CEEAC pourrait "prendre des décisions" sur le sort de M. Djotodia.

Une source française avait indiqué mercredi matin à l'AFP que les présidents tchadien Idriss Deby et congolais Denis Sassou Nguesso voulaient "rebattre les cartes" et étaient à la recherche d'un "plan B".

Selon une autre source française, "en convoquant ce sommet, l'idée de Deby est d'accélérer la transition politique" en Centrafrique. Mais "la vacance du pouvoir est un risque que personne ne veut prendre", a ajouté cette source.

Interrogé sur une éventuelle démission de M. Djotodia, le porte-parole de la présidence centrafricaine Guy Simplice Kodégué avait estimé qu'elle n'était "pas à l'ordre du jour". "Parler du départ de Djotodia aujourd'hui serait mettre le pays à feu et à sang", avait-il ajouté.

yas-mc/de