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08/01/2014 08:26 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Centrafrique: décisions attendues jeudi sur Djotodia, pas de changement militaire français (Fabius)

Le sommet des chefs d'Etat d'Afrique centrale jeudi à N'Djamena devrait prendre des décisions sur le sort du président centrafricain de transition Michel Djotodia, selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, en écartant la possibilité de modifier le dispositif militaire français.

"Il est envisagé que les pays de la région (Afrique centrale) se réunissent jeudi pour prendre des décisions", a indiqué M. Fabius dans un entretien au quotidien français Le Parisien, selon la transcription de ses propos obtenue par l'AFP.

Le ministre, qui venait de souligner la nécessité d'une "stabilisation politique de la situation" en République centrafricaine, répondait à une question sur le maintien au pouvoir du président de transition centrafricain.

Michel Djotodia a été porté au pouvoir en mars par les ex-rebelles de la Séléka, accusés d'avoir commis de nombreuses exactions contre les civils centrafricains. Il n'a pas réussi depuis à stabiliser le pays.

Depuis Bangui, le porte-parole de la présidence a affirmé mercredi matin que le départ de M. Djotodia "n'est pas à l'ordre du jour".

Le sommet jeudi des dix pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), pour lequel aucun ordre du jour n'a été rendu public, a été convoqué par le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l'organisation et dont l'armée joue un rôle majeur dans la force d'interposition africaine en Centrafrique, la Misca.

Interrogé sur l'éventualité de renforts militaires français en Centrafrique, le chef de la diplomatie française souligne que "la Misca monte en régime et passera bientôt à 6.000 hommes". "Elle joue déjà son rôle sur le terrain. Donc, il n'y aura pas de renforts en Centrafrique. Nous maintiendrons notre contingent de 1.600 hommes", dit-il au Parisien. "Nous n'avons pas vocation à nous substituer aux Africains", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déjà estimé mardi qu'il n'y avait, "dans l'état actuel des choses","pas de raisons particulières" d'envoyer des renforts en Centrafrique.

"En RCA, nous tiendrons nos engagements comme nous l'avons fait au Mali", ajoute M. Fabius. "Il n'y aura pas d'engrenage". "La situation est difficile mais on ne doit certainement pas parler d'enlisement", estime-t-il.

"Des problèmes existent, la situation politique n'est pas stabilisée, mais l'objectif doit être maintenu: désarmer impartialement, rétablir la sécurité, faciliter l'aide humanitaire, préparer la transition politique", souligne le ministre des Affaires étrangères. "Personne ne pouvait penser qu'en un mois tout serait réglé."

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