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Une opération de l'armée irakienne fait 25 morts à Ramadi

L'armée irakienne a mené mardi une frappe aérienne à Ramadi, faisant 25 morts parmi les insurgés qui ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de la ville et de Fallouja au cours des derniers jours.

Toujours à Ramadi, l'armée a tenté, dans la nuit de lundi à mardi, de reprendre des zones contrôlées par les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui se réclament d'Al-Qaïda. Les combats ont fait 4 morts et 14 blessés parmi les civils, selon un médecin à l'hôpital de Ramadi.

Par ailleurs, l'armée irakienne ne compte pas mener dans l'immédiat l'attaque annoncée contre Fallouja, dont plusieurs quartiers sont contrôlés par des rebelles de l'EIIL. « Il est pour le moment impossible de lancer l'assaut sur Fallouja », a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Mohammed Al-Askari, expliquant qu'il fallait éviter de « faire couler le sang de ses habitants ».

Le premier ministre Nouri Al-Maliki a appelé lundi les tribus sunnites à chasser elles-mêmes les « terroristes » pour éviter l'assaut.

Depuis vendredi, les autorités ont fait état de plus de 230 morts dans les violences autour de Fallouja et Ramadi, essentiellement des djihadistes de l'EIIL.

C'est la première fois depuis l'insurrection ayant suivi l'invasion américaine de 2003 que des militants d'Al-Qaïda prennent le contrôle de zones urbaines en Irak.

Selon des experts, ce nouvel engrenage est favorisé par le mécontentement de la communauté sunnite à l'égard du gouvernement à majorité chiite.

Mardi, ailleurs en Irak, cinq personnes ont été tuées et 66 blessées dans un attentat suicide à la voiture piégée à Kirkouk. À Samarra, des hommes armés ont attaqué un barrage de la police, tuant sept policiers.

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