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Soudan du Sud : début des pourparlers de paix

Le gouvernement du Soudan du Sud et les rebelles ont entamé mardi des négociations en vue de parvenir à un cessez-le-feu. Mais, les discussions ont été rapidement suspendues dans l'attente des résultats d'une médiation visant à obtenir la libération d'opposants détenus à Juba.

Ces pourparlers, qui ont lieu en Éthiopie, cherchent à mettre fin à des combats qui, sur fond de rivalités ethniques, opposent depuis mi-décembre les forces fidèles au président Salva Kiir et des rebelles soutenant l'ex-vice-président Riek Machar. Ces violences ont fait un millier de morts et 200 000 déplacés.

« Nous avons commencé notre réunion sur une cessation des hostilités », a dit un membre de la délégation gouvernementale à Reuters. Mabior Garang, un des représentants de Riek Machar aux pourparlers d'Addis-Abeba, a confirmé que ceux-ci avaient débuté.

Le début des discussions a été retardé de plusieurs jours en raison du sort réservé à 11 prisonniers détenus par les autorités sud-soudanaises à Juba, la capitale. Les rebelles exigeaient initialement leur libération avant toute négociation.

Un diplomate éthiopien a déclaré que l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l'organisation régionale à l'initiative de ces négociations, avait envoyé trois émissaires à Juba pour tenter de convaincre Salva Kiir de libérer ces prisonniers.

« Ils vont faire pression pour la libération des prisonniers », a dit ce diplomate proche des négociations. Cette délégation de l'IGAD, arrivée à Juba à la mi-journée, est conduite par l'ancien ministre éthiopien des Affaires étrangères Seyoum Mesfin, a-t-il précisé.

Les négociations directes ont été suspendues jusqu'au retour des médiateurs, attendus à Addis-Abeba mardi en fin de journée, dit-on de sources autorisées.

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