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Grèce: un militant d'extrême gauche emprisonné disparaît après profite d'une permission

Un militant de l'organisation d'extrême gauche grec du 17-Novembre (17-N) a profité d'une permission de prison pour disparaître, a annoncé la police mardi.

Christodoulos Xiros, 56 ans, purgeait plusieurs peines à perpétuité pour son rôle de tueur du groupuscule très violent démantelé en 2002.

Il ne s'est pas présenté au poste de police de Chalcidique (nord) après une permission de neuf jours, a indiqué la police.

L'avocat de Xiros, Frangiskos Ragousis, a déclaré que cet acte était "cohérent" avec les convictions politiques de son client.

"Il s'agit d'une évasion de la prison civile (...) cohérente avec (sa) conception de la liberté", a déclaré Ragousis à la radio Skaï, ajoutant qu'il n'avait pas communiqué avec son client.

Le frère cadet de Xiros, Savvas, grièvement blessé dans une tentative d'attaque qui avait sonné le glas du 17-N, est toujours en prison avec d'autres dirigeants du groupe, condamnés en appel en mai 2007 à des longues peines de prison.

C'est en effet l'explosion accidentelle d'une bombe entre les mains de Savvas Xiros en 2002 qui avait conduit au démantèlement du groupe, apparu en 1975 avec le meurtre du chef d'antenne de la CIA à Athènes, Richard Welch, et qui a revendiqué en tout 23 assassinats et une dizaines d'attentats.

Le 17-N, à l'idéologie marxiste fortement teintée de nationalisme et d'anti-américanisme, tire son nom de la révolte étudiante contre la dictature des colonels (1967-74) écrasée dans le sang à Athènes le 17 novembre 1973.

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