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07/01/2014 01:45 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

Des frappes irakiennes tuent 25 insurgés à Ramadi

BAGDAD - Une frappe aérienne de l'armée irakienne a tué 25 extrémistes liés à al-Qaïda dans une province assiégée du centre du pays, alors que se poursuivaient, mardi, de violents affrontements entre les forces spéciales de l'Irak et des insurgés pour le contrôle des villes stratégiques de Falloujah et Ramadi, selon ce qu'ont rapporté des responsables irakiens.

Les percées d'al-Qaïda dans la province sunnite d'Anbar — qui fut l'un des terrains les plus sanglants dans les combats entre militants et forces américaines — représentent le plus sérieux problème auquel fait face le gouvernement chiite du premier ministre Nouri al-Maliki depuis le départ, fin 2011, des troupes américaines.

Les forces irakiennes, épaulées de combattants de tribus sunnites fidèles au gouvernement, tentent de reprendre le contrôle du territoire depuis la prise, la semaine dernière, de cette zone stratégique par les militants d'un groupe proche d'al-Qaïda, l'État islamique en Irak et au Levant.

Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammed al-Askari, a précisé que la frappe aérienne avait touché un centre d'opérations des insurgés en périphérie de Ramadi, la capitale de la province d'Anbar. Les 25 combattants qui se trouvaient à l'intérieur ont été tués dans l'attaque.

La frappe militaire est survenue dans la foulée d'affrontements à environ 20 kilomètres à l'ouest de Falloujah, qui ont éclaté après l'enlèvement, la veille, d'un officier et de quatre soldats dans cette région, a indiqué le porte-parole des autorités provinciales, Dhari al-Rishawi.

On ignore si ces heurts ont fait des victimes.

Le gouvernement al-Maliki a juré d'éradiquer les insurgés, exhortant lundi les résidants de Falloujah à expulser les combattants d'al-Qaïda afin d'éviter une lutte acharnée.

Le cabinet des ministres s'est rencontré mardi afin de discuter de la situation dans la province d'Anbar, appelant à la «mobilisation de tous pour soutenir l'armée et les services de sécurité dans leurs efforts pour repousser les terroristes», indiquait un communiqué de presse.

Les opérations militaires se poursuivront tant et aussi longtemps que l'Irak ne sera pas «lavée» des terroristes, y ajoute-t-on.

Selon des témoins, les résidants de Falloujah fuient la ville, située à 40 kilomètres à l'ouest de Bagdad, craignant un assaut imminent.