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07/01/2014 09:18 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

C.-B. : des manifestants bloquent le chemin de Harper

Une centaine de manifestants ont bloqué pendant un temps mardi l'accès à un bâtiment où le premier ministre Stephen Harper allait rencontrer des partisans du Parti conservateur, à Mill Bay, sur l'île de Vancouver.

La foule occupait le chemin menant au collège Brentwood pour accueillir le premier ministre à son arrivée.

Des manifestants scandaient « Harper doit partir! ». Certains brandissaient des affiches sur lesquelles on pouvait lire des slogans contre le gouvernement conservateur.

Ces manifestants critiquent la position du fédéral sur les changements climatiques et s'opposent au projet d'oléoduc Northern Gateway, qui doit passer en Colombie-Britannique.

Le premier ministre a quand même pu prendre part à la rencontre à l'intérieur de l'école, et prononcer une allocution devant des étudiants et les partisans conservateurs réunis pour l'occasion.

Pas d'accusation contre les écologistes qui ont perturbé une apparition de Harper

Par ailleurs, les manifestants environnementaux qui ont réussi à déjouer la sécurité de la GRC pour s'approcher du premier ministre Stephen Harper lors d'une apparition publique lundi, à Vancouver, ne feront pas face à des accusations, confirme la police de Vancouver.

« Après consultation avec la GRC, aucune accusation ne sera portée en lien avec l'incident d'hier [lundi] impliquant le premier ministre Harper », explique Randy Fincham, un porte-parole de la police de Vancouver, dans un courriel à CBC, mardi.

Les faits sont survenus au cours d'une présentation devant la Chambre de commerce de Vancouver au cours de laquelle il a été question du projet Keystone XL de TransCanada.

Stephen Harper prenait part à une séance de questions-réponses avec Iain Black, président-directeur général de la Chambre de commerce, lorsque deux manifestants sont montés sur la scène derrière le premier ministre.

Ils arboraient des affiches appelant le gouvernement conservateur à agir dans le dossier des changements climatiques.

Les deux manifestants ont été escortés hors de la salle sans heurts. M. Harper a réagi en affirmant qu'un événement en Colombie-Britannique n'aurait pas été complet sans un geste de protestation du genre.

Cette affaire a suscité des interrogations sur la sécurité entourant le premier ministre, compte tenu de la facilité avec laquelle ces manifestants ont réussi à se trouver aussi près du premier ministre sans être inquiétés.