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06/01/2014 12:34 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

Washington accélère les livraisons de missiles et de drones à l'Irak

Les Etats-Unis ont décidé d'accélérer les livraisons de missiles et de drones de surveillance à l'Irak pour aider le gouvernement à combattre les insurgés liés à Al-Qaïda, a affirmé lundi un porte-parole du Pentagone.

"Nous allons accélérer la livraison de 100 missiles Hellfire supplémentaires qui seront prêts à être livrés au printemps", de même que 10 drones d'observation ScanEagle, a déclaré le colonel Steven Warren.

Les missiles Hellfire, conçus à l'origine comme une arme antichar, peuvent être tirés depuis des hélicoptères ou des avions. Les drones ScanEagle sont des drones à bas coût de trois mètres d'envergure disposant d'une autonomie en vol de 24 heures.

Ces livraisons correspondent à des contrats déjà passés avec Bagdad. Quelque 75 missiles Hellfire avaient déjà été livrés à Bagdad à la mi-décembre, selon des responsables de l'administration américaine.

Depuis, la situation dans la province d'Anbar, bastion de l'insurrection après l'invasion américaine en 2003, s'est aggravée, les combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) parvenant à prendre le contrôle de Fallouja, à 60 km à l'ouest de Bagdad et à mener des opérations aux alentours de Ramadi.

Washington "travaille étroitement avec les Irakiens pour mettre au point une stratégie pour isoler les groupes affiliés à al-Qaïda afin que les tribus qui coopèrent avec les forces irakiennes puissent les chasser des zones habitées", a fait valoir le colonel Warren, sans donner de précisions sur cette stratégie

"Nous n'enverrons pas de forces en Irak", a-t-il toutefois réaffirmé, reprenant les propos du chef de la diplomatie John Kerry selon qui c'est au gouvernement irakien de mener le combat.

Les Etats-Unis fournissent des renseignements aux Irakiens et assistent et conseillent les militaires irakiens "au niveau ministériel" via la centaine de militaires américains en poste à l'ambassade américaine à Bagdad, selon le colonel Warren. Il n'y a en revanche pas de coopération au niveau tactique, c'est-à-dire sur le terrain, selon lui.

Malgré le retrait de ses troupes d'Irak fin 2011, Washington s'est imposé comme le principal partenaire de l'Irak en matière de sécurité et de défense. Les Etats-Unis ont ainsi fourni pour plus de 14 milliards de dollars d'armements à Bagdad depuis 2005.

mra/mdm