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06/01/2014 05:19 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

Stephen Harper est toujours confiant de voir Barack Obama approuver Keystone XL

VANCOUVER - Le premier ministre fédéral Stephen Harper affirme que le président américain Barack Obama a «balayé sous le tapis» une décision sur la controversée canalisation de pétrole Keystone XL, mais il demeure confiant que le projet de 5,4 milliards $, reporté depuis un bon moment, sera éventuellement mené à terme.

M. Harper a tenu ces propos pendant une séance de questions et réponses avec le président de la Chambre de commerce de Vancouver, Iain Black. Lorsque M. Black a affirmé que M. Obama avait rejeté le projet, le premier ministre s'est interposé.

«Non, il a balayé (la question) sous le tapis», a affirmé M. Harper au sujet du président américain. «Il a dit 'peut-être'», a ajouté le premier ministre.

M. Harper a dit espérer que l'administration américaine finirait par prendre la «décision appropriée», ajoutant que la question se retrouvait de toute évidence au coeur d'un processus politique.

Le premier ministre a jugé positif le fait que le projet compte des appuis tant chez les démocrates que les républicains, au sein de la Chambre des représentants et au Sénat, de même que parmi les milieux d'affaires et la population des États-Unis.

TransCanada (TSX:TRP) a pour la première fois formulé une requête afin de construire sa canalisation d'une capacité de 830 000 barils par jour il y a plus de cinq ans. L'administration Obama a rejeté la première mouture du projet, mais elle a encouragé l'entreprise à lui soumettre une nouvelle version avec un parcours modifié pour le Nebraska en raison de préoccupations de nature environnementale.

La construction de la portion sud de la canalisation, d'une valeur de 2,3 milliards $ US et d'une capacité quotidienne de 700 000 barils, courant entre Cushing, en Oklahoma, et la côte du golfe du Mexique, est sur le point de débuter. TransCanada peut construire cette section de Keystone XL sans l'autorisation du département d'État américain car elle ne franchit pas de frontière internationale.

Lors d'une entrevue accordée le mois dernier, le président et chef de la direction de TransCanada, Russ Girling, s'est dit optimiste de voir une décision sur la portion nord de la canalisation, plus controversée, lors du premier trimestre de 2014.