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06/01/2014 05:19 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

L'Iran pourrait être exclu de la conférence de paix sur la Syrie

L'ONU a convoqué une vingtaine de pays à la conférence internationale sur le conflit syrien qui aura lieu le 22 janvier prochain, en Suisse. Mais l'Iran, qui appuie le régime de Bachar Al-Assad, n'a toujours pas reçu son invitation pour le sommet, appelé Genève 2.

La participation de la République islamique n'est pas encore assurée et doit faire l'objet d'importantes discussions.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, souhaiterait inviter l'Iran, mais le secrétaire général américain, John Kerry, a émis de sérieuses réserves à ce sujet, dimanche.

Il a affirmé que Téhéran pourrait jouer un rôle « à la marge » des discussions, en faisant par exemple de la pression sur le gouvernement syrien pour qu'il mette fin aux bombardements de la population civile.

L'Iran a cependant décliné un rôle qualifié de « subalterne » dans les négociations. Le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que Téhéran n'accepterait qu'une invitation qui respecte son « honneur ».

La question pourrait être tranchée le 13 janvier, lorsque John Kerry rencontrera son homologue russe Sergueï Lavrov.

Les États-Unis sont opposés à la participation de l'Iran, puisque Téhéran n'a pas encore entériné le premier accord obtenu en juin 2012, lors de Genève 1. Cet accord prévoyait la mise en place d'un gouvernement de transition en Syrie pour remplacer le régime actuel.

L'Iran est aussi accusé de soutenir financièrement et militairement le régime syrien et son allié libanais, le Hezbollah. Téhéran dément ces accusations et affirme que son aide est strictement humanitaire.

26 pays invités

L'ONU a confirmé lundi qu'elle avait envoyé ses premières invitations pour Genève 2. Elles ont été adressées aux pays et organisations qui sont « susceptibles » de participer à la conférence.

La liste, qui a été dressée le 20 décembre lors de discussions entre la Russie et les États-Unis, comprend pour le moment 26 pays.

Cette conférence doit rassembler l'opposition et le régime syrien ainsi que les principaux acteurs du conflit. L'ONU espère que l'évènement permettra de « mettre fin au conflit et entamer la transition politique ».

Le soulèvement populaire en Syrie, entamé en mars 2011, a dégénéré en une guerre civile qui a fait des milliers de morts et des millions de déplacés.