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06/01/2014 04:42 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

Jovanovski, l'inspiration

Les légions de journalistes qui couvrent les activités des Panthers de la Floride n'auront pas à chercher bien longtemps lorsque viendra le temps de voter pour le trophée Bill-Masterton, remis au joueur faisant preuve de persévérance.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

Ed Jovanovski disputera lundi, contre le Canadien (24-14-5), un huitième match en... 21 mois!

Le calvaire du vétéran défenseur des Panthers de la Floride (16-20-6) a commencé à l'hiver 2013, quand il n'a disputé que 6 des 48 matchs de la saison écourtée. Incapable de jouer avec de vives douleurs à la hanche, il a opté pour l'opération à la fin mars.

La chirurgie qu'il a subie, qui consiste à retravailler la hanche en y installant notamment une plaque de métal, a récemment mis fin aux carrières de Tim Taylor et Mike Sillinger. Et à 36 ans au moment de l'opération, ses chances de revenir au jeu semblaient minces.

« Je suis content pour lui, il a passé tellement de mois en rééducation. Plusieurs ne s'attendaient pas à le voir revenir. Pour moi, c'est une inspiration », a commenté un autre défenseur des Panthers, Dmitry Kulikov.

Passionné

C'est donc samedi que Jovanovski a disputé son premier match de la saison, rencontre au cours de laquelle il a passé 15 min 54 s sur la patinoire. Et avec un différentiel de +3, on devine que c'était du temps de qualité.

Lundi, il disputera le 1093e match de sa carrière, qu'il a amorcée en Floride, avant de passer aux Canucks de Vancouver, aux Coyotes de Phoenix, puis de revenir à Miami. C'est donc à se demander ce qui peut pousser un athlète de 37 ans, qui compte plus de 1000 matchs d'expérience, qui a remporté une médaille d'or olympique (Salt Lake City en 2002), à se battre pour revenir au jeu.

« La compétition, être avec les gars, la passion pour le sport. C'est ce que je fais depuis longtemps et j'aime ça. Si je ne m'amusais plus, ça serait le temps de partir », a répondu le sympathique Jovanovski.

Pour les partisans du Canadien, son cas rappelle celui d'Andrei Markov, revenu au jeu en mars 2012, après avoir disputé 7 matchs au cours des 23 mois précédents, résultat de deux déchirures ligamentaires au même genou. Et le Russe est revenu avec un aplomb inattendu, malgré une mobilité diminuée.

« Si tu y consacres tes énergies et que tu y crois, ça te donne un but à atteindre, explique Jovanovski. C'est dur de revenir d'une opération à un genou, mais avec la médecine aujourd'hui, les traitements qu'on reçoit, le temps est ton plus grand outil. »

Vocal

En Jovanovski, les Panthers retrouvent aussi leur capitaine. Et dans son cas, on ne parle pas seulement d'un joueur qui mène par l'exemple...

« Tout d'un coup, c'est devenu bruyant au banc du côté des défenseurs! lance son entraîneur-chef, Peter Horachek, et il aide beaucoup les jeunes, il est positif. »

« Tu ne veux pas non plus atteindre le point où les gars te disent de te la fermer, ajoute Jovanovski à la blague. Mais les gars ont été bons. Je restais autour de l'équipe pendant ma rééducation. Quand ça va mal, les joueurs ont tendance à se refermer dans leur coquille. J'essaie d'aider comme je le peux. »