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06/01/2014 04:53 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

Grippe H1N1: des cas ont été répertoriés au Québec

MONTRÉAL - Le ministère de la Santé du Québec a répertorié des cas de grippe H1N1 dans la province, dont une quarantaine qui ont été confirmés lundi en Estrie.

Le ministre Réjean Hébert a toutefois indiqué que cette situation n'a rien d'exceptionnelle et qu'elle ne fait que confirmer l'importance de se faire vacciner.

«Actuellement il y a une quarantaine de cas confirmés de H1N1 en Estrie. Ce sont les premiers cas dont on a eu la confirmation aujourd'hui. Il y en a surement d'autres ailleurs au Québec, qui seront ou non confirmés», a-t-il dit en entrevue à La Presse Canadienne.

«On s'y attendait. On a également des cas de H3N2, qui est l'autre souche, celle qui était plus prépondérante l'an dernier. Ces deux souches-là sont incluses dans le vaccin qu'on a offert et qu'on offre toujours à la population. Le scénario qu'on avait anticipé, où on avait les deux souches au Québec, se confirme», a ajouté le ministre qui est aussi médecin.

M. Hébert a dit qu'une augmentation importante de l'activité grippale a été enregistrée au Québec au cours des deux dernières semaines.

«Probablement qu'à la mi-février on aura le pic de cette année, ce qui est un peu plus tard que l'année dernière mais un peu plus tôt que les années précédentes», a-t-il précisé.

Selon M. Hébert, son ministère ne cherche pas nécessairement à dresser un portrait détaillé du nombre de cas de grippes H1N1 ou H3N2, d'autant plus que la majorité des personnes infectées n'iront même pas consulter un médecin.

«On ne fait pas une identification systématique, au Québec ou ailleurs, de tous les cas d'influenza, a-t-il dit. Ce qu'on veut avoir, c'est un portrait global des différentes souches en présence. On n'a pas besoin de savoir, pour chacun des cas, si c'est un H1N1 ou un H3N2, parce que le traitement n'est pas différent pour l'un ou pour l'autre. On n'a pas d'antibiotiques spécifiques à chacune des souches. (...) Ce qu'on fait chaque année, c'est un échantillonnage des souches en présence.

«Pour moi, une souche ou l'autre, c'est une maladie grave qu'on doit prévenir avec la vaccin et dont on doit s'occuper lorsque des complications surviennent. Je sais que dans la population, étant donné la pandémie d'il y a quelques années, le H1N1 a laissé une marque, mais tous les types d'influenza ont un potentiel de gravité important.»

L'an dernier, environ 41 pour cent des Canadiens disaient avoir reçu le vaccin contre la grippe, selon un sondage de la firme Harris-Décima mené pour La Presse Canadienne.

Cette année, 44 pour cent ont dit l'avoir déjà reçu, et 33 pour cent affirment avoir l'intention de se faire vacciner.