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06/01/2014 03:50 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

Autisme : les listes d'attente pour les services s'allongent

De plus en plus d'enfants et d'adultes sont atteints d'autisme au Québec, par conséquent, les listes d'attente pour recevoir des services de réadaptation s'allongent.

À Québec, les familles doivent attendre de 6 à 18 mois pour avoir des services en centre de réadaptation, mentionne Lily Plourde, directrice générale d'Autisme Québec.

« Les listes d'attente pour avoir un diagnostic, pour avoir des services aussi au CRDI [Centre de réadaptation en déficience intellectuelle], pour avoir des services dans le privé même et pour avoir des services de répit, ça peut être un an et demi, deux ans pour un diagnostic, ça peut être un an pour avoir des services au centre de réadaptation, pour un centre de jour à 21 ans », précise-t-elle.

Le temps d'attente pour recevoir les services dépasse les délais recommandés par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

L'impact est grand pour les parents qui ont besoin de soutien pour les enfants de tout âge.

« Quand votre enfant a 21 ans et qu'il est encore à la maison, qu'il n'a plus d'école, pas de service de jour, vous avez trois choix : soit vous arrêtez de travailler, soit vous engagez une ressource à temps plein à la maison ou vous faites une demande de placement résidentiel et si vous n'êtes pas prioritaire, ça peut être plusieurs années », illustre Mmme Plourde.

De tels délais augmentent l'anxiété et la détresse des familles, dit-elle.

Autisme Québec, qui offre un soutien aux parents qui souhaitent garder leur enfant à la maison, aurait besoin d'une subvention de plus de 200 000 $ pour répondre aux besoins.

Le Centre de réadaptation aurait également besoin de sommes pour faire face à la demande particulièrement chez les adultes, fait savoir Mme Plourde.

Les cas d'autisme ont doublé au Québec de puis 10 ans. Actuellement, 1 % des enfants on reçu un diagnostic de trouble du spectre de l'autisme. Un meilleur dépistage et l'assouplissement des critères, notamment, expliqueraient l'augmentation des cas répertoriés.