Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Offensive de l'armée irakienne pour reprendre Falloujah aux mains des islamistes

De violents accrochages opposaient samedi l'armée irakienne aux combattants d'Al-Qaïda à Ramadi, à l'ouest de Bagdad, alors que Falloujah, la plus importante ville de la province d'Anbar, est en partie aux mains des islamistes depuis lundi.

Dans la buit de vendredi à samedi, les forces irakiennes ont bombardé Falloujah.

Un bilan provisoire non encore confirmé fait état de 103 morts vendredi, dont 32 civils, et de 65 morts samedi, dont 55 combattants liés à Al-Qaïda, dans les combats dans ces deux villes.

Des djihadistes se sont alliés à des combattants tribaux hostiles au gouvernement du premier ministre chiite Nouri al-Maliki, pour tenir tête à l'armée qui a accentué la pression samedi.

L'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), l'un des groupes islamistes les plus radicaux affiliés à Al-Qaida et engagés dans la guerre au gouvernement syrien, est de plus en plus actif en Irak notamment, dans la province d'Anbar.

EIIL a réussi à regrouper autour de lui certaines milices locales de Falloujah, contrairement à Ramadi, où des miliciens tribaux se sont alliés à l'armée pour combattre les hommes d'Al-Qaïda.

Les États-Unis, qui ont condamné la « barbarie » d'Al-Qaida, ont affirmé suivre « de très près » la situation.

Les hostilités ont commencé en début de semaine lorsque les autorités ont procédé au démantèlement d'un camp de protestataires antigouvernementaux dans la province d'Al-Anbar, considéré comme un bastion sunnite très hostile à l'exécutif Maliki.

Les sunnites lui reprochent d'accaparer le pouvoir et de les marginaliser.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.