Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Turquie: Halkbank dément toute malversation dans ses opérations avec l'Iran

La banque publique turque Halk Bankasi (Halkbank), dont le président a été arrêté dans le cadre d'une enquête anticorruption, a affirmé lundi avoir respecté la législation dans le cadre de ses transactions avec l'Iran.

"Nos relations commerciales sont régulièrement auditées par les autorités compétentes", a indiqué la banque dans un communiqué.

"L'intermédiation financière que notre banque propose dans le cadre des relations commerciales avec l'Iran a été effectuée en accord avec les régulation", poursuit-on de même source.

Le communiqué a été publié après l'inculpation et l'arrestation samedi du président de la Halkbank, Suleyman Aslan, accusé d'avoir accepté des pots-de-vin.

Un homme d'affaires originaire d'Azerbaïdjan Reza Zerrab a également été arrêté, accusé d'avoir organisé un réseau visant à corrompre des fonctionnaires pour dissimuler des ventes d'or illégales à l'Iran par l'intermédiaire de la Halkbank.

La police aurait également, selon des informations non confirmées, trouvé 4,5 millions de dollars dissimulés dans des boites à chaussures au domicile de Suleyman Aslan.

Un total de 24 personnes ont été jusqu'à présent inculpées dans le cadre de cette enquête, y compris les fils des ministres de l'Intérieur Muammer Güler et de l'Economie Zafer Caglayan ainsi que plusieurs hommes d'affaires.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a défendu samedi l'intégrité de la Halk Bankasi et affirmé qu'elle était la cible d'un complot international.

La banque a affirmé avoir arrêté ses transactions avec l'Iran le 10 juin dernier après l'annonce par les Etats-Unis de nouvelles sanctions contre ce pays.

Selon des médias pro-gouvernementaux turcs, l'ambassadeur des Etats-Unis en Turquie Francis Ricciardone aurait évoqué devant des collègues européens le rôle de la banque publique turque dans des ventes illégales d'or à l'Iran. Sur son compte Twitter, M. Ricciardone a répondu que son pays n'avait "rien à voir" avec l'enquête en cours en Turquie.

Samedi, M. Erdogan avait menacé d'expulsion les diplomates étrangers "engagés dans des actions de provocation", dans une mise en garde voilée à l'adresse du diplomate américain.

Le vice-Premier ministre turc Ali Babacan a indiqué dimanche que la Halkbank avait vu sa capitalisation boursière fondre de 1,6 milliard de dollars depuis le début du scandale, qualifiant l'enquête en cours d'opération visant à saper la stabilité économique de la Turquie.

dg-fo/arp/jld/lo/fw

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.