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Iran: il faut "parier" sur les changements à Téhéran (Enrico Letta)

Le chef du gouvernement italien Enrico Letta a estimé lundi qu'il faut "parier" sur la volonté de réforme et d'ouverture du président iranien Hassan Rohani tout en maintenant l'exigence du contrôle du programme nucléaire de Téhéran.

"Une grande partie de l'instabilité de ces dernières années" de toute la région du Moyen Orient "était liée à ce qui se passait en Iran avec les choix de Mahmoud Ahmadinejad", l'ex-président conservateur iranien, a déclaré M. Letta au cours de sa conférence de presse de fin d'année.

"Il est indubitable que l'impact (de l'ouverture interne du régime iranien) sur la crise syrienne peut être positif", a-t-il observé. Avec l'élection du modéré Rohani, "notre perception est qu'il y a une opportunité" de changement, a-t-il poursuivi.

"Je pense qu'il est dans l'intérêt de tous de parier sur la réussite de ces changements et de les aider", a ajouté M. Letta dont le pays est l'un des Etats occidentaux les plus proches de l'Iran avec lequel il entretient traditionnellement de bonnes relations.

La ministre italienne des Affaires étrangères Emma Bonino s'est ainsi rendu ce week-end à Téhéran où elle s'est entretenue avec son homologue iranien Mohammed Javad Zarif et avec le président Rohani.

L'Italie a soutenu les efforts diplomatiques pour parvenir à l'accord de Genève, il y a un mois, entre l'Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

M. Letta a par ailleurs ajouté que l'Italie "ne reculera pas d'un centimètre" sur le respect par l'Iran des engagements pris envers la communauté internationale dans le domaine du contrôle de son programme nucléaire.

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