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"Interposition", "impartialité", et "intransigeance" de la France en Centrafrique (Hollande)

Le président François Hollande a rappelé, lundi en Conseil des ministres, que l'intervention de la France en Centrafrique reposait sur trois principes : "l'interposition" entre les belligérants, "l'impartialité" et "l'intransigeance à l'égard des violences", a rapporté la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.

Le président de la République a aussi souligné que "la présence des forces françaises était une présence limitée dans le temps et dans l'ampleur", a-t-elle indiqué.

Quelque 1.600 soldats français sont déployés en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris, lancée le 5 décembre.

Selon la porte-parole, François Hollande a "rappelé que trois principes guident notre action en Centrafrique: l'interposition - c'est ce qui nous a conduit à venir en soutien aux forces africaines pour aboutir progressivement au désarmement général -, le deuxième principe c'est l'impartialité, et le troisième principe c'est l'intransigeance à l'égard des violences, de la terreur, des exactions que nous ne pouvons nous contenter de constater".

Le chef de l'Etat a fait ce rappel après la mort de trois combattants de l'ex-rébellion Séléka, tués dimanche par des soldats français au cours d'un accrochage dans un quartier nord de Bangui. La présidence centrafricaine a accusé l'armée française d'avoir "abattu froidement" ces trois combattants "membres de la garde présidentielle".

Les ex-Séléka "ont été abattus malgré la présentation de leur ordre de mission et de leurs badges: c'était délibéré", a affirmé le porte-parole de la présidence centrafricaine, Guy Simplice Kodégué.

Selon l'état-major français, les soldats français ont ouvert "le feu deux fois au cours de la journée" de dimanche: la première fois "contre un groupe d'une demi-douzaine de personnes soupçonnées d'être des ex-Séléka", qui "allaient faire usage de leurs armes" qu'ils avaient "pointées contre nos troupes", et la deuxième fois "contre un tireur isolé".

Alors que la Centrafrique est déchirée par les violences interreligieuses entre chrétiens et musulmans, l'incident a suscité des manifestations d'hostilité parmi la population musulmane sympathisante de l'ex-Séléka.

La Séléka est apparue fin 2012 dans le nord de la RCA, aux confins du Tchad et du Soudan, où Peuls et musulmans ont été longuement marginalisés dans un pays très majoritairement chrétien, avant de renverser le président François Bozizé et de prendre le pouvoir en mars 2013.

Bangui a depuis lors été livrée aux pillages et aux exactions des combattants Séléka. Ces violences ont alimenté la haine des populations contre les musulmans, et plongé depuis début décembre la capitale dans un cycle infernal de massacres et de représailles.

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