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France: quatre pères grimpés sur un clocher demandent la garde de leurs enfants

Quatre pères de famille séparés sont retranchés depuis samedi au sommet d'un clocher d'église à Bastia, en Corse, pour protester contre "l'impossibilité d'obtenir la garde de leurs enfants", a-t-on appris lundi de source policière.

Comme avant eux d'autres pères divorcés ou séparés, ces quatre hommes veulent alerter l'opinion publique sur la situation des "papas en souffrance", s'estimant injustement traités par la justice française qui, selon eux, "favorise les femmes et jamais les droits des pères" lors des décisions sur les gardes d'enfants.

Les protestataires, qui demandent à rencontrer les autorités civiles et religieuses de Corse, ont accroché quatre banderoles au sommet de l'église Notre-Dame de Lourdes à Bastia mentionnant "Le féminisme tue nos enfants et la démocratie", "La justice travestit les faits", "Enfants otages", et "Justice = business".

De nombreux "pères perchés" avaient déjà grimpé ces derniers mois sur des grues ou des édifices publics pour dénoncer des décisions de justice les privant de leurs enfants. Ils sont soutenus par des associations telles que le Collectif de la grue jaune ou SOS Papa, qui demandent la résidence alternée par défaut en cas de séparation.

Le gouvernement, au nom de "l'intérêt supérieur de l'enfant", est opposé à ce que la résidence alternée devienne la règle pour les enfants de couples séparés, alors qu'un texte en ce sens a été voté au Sénat.

Selon une récente étude du ministère de la Justice, en cas de séparation, la résidence des enfants est décidée dans 80% des cas avec l'accord des deux parents. Elle est alors fixée à 71% chez la mère, 10% chez le père et à 19% en résidence alternée. Dans les cas de conflit, les juges fixent à 63% la résidence chez la mère et à 24,4% chez le père, tandis que la résidence alternée représente 12,3% et la résidence chez un tiers 0,2%.

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