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Centrafrique: la présidence accuse les soldats français d'avoir "abattu froidement" trois Séléka

Les trois combattants de l'ex-rébellion Séléka tués dimanche par des soldats français lors d'un accrochage dans un quartier nord de Bangui ont été "froidement abattus", a accusé lundi la présidence centrafricaine.

Les trois hommes "sont des membres de la garde présidentielle", et "ils ont été froidement abattus par les éléments de la force Sangaris", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la présidence, Guy Simplice Kodégué.

"Il ne s'agissait pas d'une opération de désarmement, et il n'y a pas eu de coups de feu, contrairement à ce qui a été dit dans certains médias français", a assuré M. Kodégué, joint au téléphone.

Les ex-Séléka "ont été abattus malgré la présentation de leur ordre de mission et de leurs badges: c'était délibéré", a-t-il accusé, précisant que les victimes circulaient à bord d'un véhicule.

Selon l'état-major français, les soldats français ont ouvert "le feu deux fois au cours de la journée" de dimanche: la première fois "contre un groupe d'une demi-douzaine de personnes soupçonnées d'être des ex-Séléka", qui "allaient faire usage de leurs armes" qu'ils avaient "pointées contre nos troupes", et la deuxième fois "contre un tireur isolé".

L'incident a suscité des manifestations d'hostilité parmi la population musulmane sympathisante de l'ex-Séléka, avec un premier regroupement de quelques dizaines de personnes dans la matinée, et une marche de plusieurs milliers de manifestants au cours de l'après-midi.

bur-cl/hba/de

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