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Uruguay : soumis à une enquête judicaire, le ministre de l'Economie démissionne

Le ministre de l'Economie de l'Uruguay, Fernando Lorenzo a démissionné samedi peu avant d'être entendu par la justice sur la faillite en 2012 de la compagnie nationale aérienne Pluna, une affaire qui a éclaboussé le gouvernement du président José Mujica.

"Lorenzo nous a remis sa démission de sa propre initiative afin de faciliter le travail de la justice", a dit M. Mujica dans un message à la presse dans lequel il a souligné que le gouvernement maintiendrait "les orientations générales" de sa politique économique.

Le gouvernement n'a pas encore annoncé qui succéderait à M. Lorenzo qui, selon le président Mujica, "a été un ministre brillant et entièrement dévoué à l'intérêt du pays".

"Le gouvernement ressent son départ comme une perte et s'efforcera dans la mesure du possible de préserver les orientations générales définies par le ministre démissionnaire", a assuré M. Mujica.

L'ancien ministre, 53 ans, était membre du gouvernement depuis mars 2010 après avoir succédé à l'Economie à l'actuel vice-président, Daniel Aristo, architecte de la stratégie économique de la coalition de gauche au pouvoir depuis 2005.

M. Lorenzo a comparu pendant trois heures devant un tribunal chargé d'enquêter sur le crime organisé.

Bien que le procureur Juan Gomez eut requis l'ouverture d'un procès contre M. Lorenzo pour abus de fonctions, la juge Adriana de los Santos a décidé de transmettre l'affaire à la Cour Suprême, a dit à la presse l'avocat de M. Lorenzo, Amadeo Ottati.

"La demande d'ouverture d'un procès reste suspendue", a dit Me Ottati et la décision de la Cour Suprême "peut prendre des mois".

"Je me sens très tranquille au sujet de ce que j'ai fait", a dit M.Lorenzo qui a ajouté qu'il était disposé à assumer ses responsabilités devant la justice.

Celle-ci enquête sur la faillite de la compagnie Pluna et notamment sur une vente aux enchères au cours de laquelle la compagnie espagnole Cosmo Lineas Aereas s'était portée acquéreur des appareils de la Pluna pour annoncer par la suite qu'elle ne pouvait assumer cet engagement faute de capitaux insuffisants. C'est dans ce volet de l'affaire qu'est apparu le nom du ministre Fernando Lorenzo.

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