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Soudan: acquittement d'un journaliste accusé de mensonges

Un tribunal soudanais a acquitté dimanche le journaliste Faisal Mohammed Salih, poursuivi pour un article dans lequel il rapportait les propos d'une femme accusant les forces de sécurité de l'avoir violée en détention.

M. Salih, accusé par la sécurité soudanaise d'avoir écrit des "mensonges" et "insulté l'Etat", était passible de six mois de prison, mais le juge Esmat Suliman a rejeté les charges.

Le magistrat a affirmé que le journaliste "n'avait pas publié de mensonges, ni insulté l'Etat". "Plusieurs médias ont parlé de cette affaire", a-t-il relevé.

"Je suis content, c'est un précédent important", a réagi le journaliste à l'AFP. Cette décision "très objective" est "très positive pour la liberté de la presse et pour le rôle de la presse dans la société", a-t-il estimé.

Dans son article, M. Salih avait appelé à "une enquête sérieuse" sur cette affaire de viol.

Le journaliste, critique du président Omar el-Béchir, avait déjà eu des démêlés avec la justice.

Professeur du journalisme et défenseur de la liberté de presse, M. Salih est lauréat du prix Peter Mackler, du nom de l'ancien rédacteur en chef de l'AFP pour l'Amérique du Nord, qui récompense le courage et l'éthique dans la profession.

Le Soudan est 170e sur 179 dans le classement 2013 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Plusieurs médias ont été interdits et les forces de sécurité confisquent régulièrement des journaux pour empêcher leur distribution.

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