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Khodorkovski déclare qu'on ne lui a pas laissé "le choix" de rester en Russie

L'ex-milliardaire russe et critique du Kremlin Mikhaïl Khodorkovski, gracié et envoyé à Berlin, a révélé dimanche qu'on ne lui avait pas laissé "le choix" de rester en Russie lors de sa libération.

Il a par ailleurs ajouté qu'il allait se consacrer désormais à la défense des prisonniers politiques dans son pays.

"Il ne faut pas me considérer comme le symbole qu'il n'y a plus de prisonniers politiques en Russie", a déclaré M. Khodorkovski en donnant sa première conférence de presse à Berlin.

"Je vais tout faire pour qu'il n'y en ait plus, faire tout ce que je pourrai", a-t-il ajouté.

"Les responsables politiques des pays occidentaux doivent se souvenir, en ayant des relations avec le président Poutine, que je ne suis pas le dernier prisonnier politique en Russie".

"Je n'avais pas le choix au moment de ma libération", a-t-il par ailleurs raconté.

"Quant on m'a réveillé à 2H00 du matin, on m'a dit que j'allais à la maison" a-t-il dit avec un sourire ironique.

Il a indiqué que les gardes pénitentiaires l'avaient accompagné "jusqu'à la fermeture de la porte de l'avion" qui l'a conduit à Berlin.

Il a remercié la chancelière Angela Merkel pour avoir oeuvré à sa libération.

"Je suis très reconnaissant à Angela Merkel, dont je n'ai appris qu'ici le rôle qu'elle avait eu" dans les négociations qui ont mené à cette libération, a-t-il dit.

"On m'a donné un visa d'un an, donc j'ai un an devant moi", a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait s'il allait rester en Allemagne.

Il s'est enfin prononcé contre le boycott des JO d'hiver de Sotchi.

"C'est une fête du sport, une fête pour des millions de gens et, probablement, il ne faut pas la gâcher", a-t-il déclaré.

bur-lpt/jeb

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