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Elections à Madagascar: Jean Louis demande l'arrêt de la publication des résultats

Le candidat de Marc Ravalomanana à l'élection présidentielle malgache, Robinson Jean Louis, a demandé dimanche l'arrêt de la publication des résultats du second tour de vendredi car il dénonce des bourrages d'urnes qui lui voleraient sa victoire.

"Nous demandons l'arrêt de la publication des résultats de l'élection et voulons revoir toutes les urnes pour vérifier les bulletins précochés (en faveur de son adversaire Hery Rajaonarimampianina) dans les urnes", a indiqué M. Jean Louis à des journalistes en marge d'une conférence de presse des observateurs de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).

Le candidat, qui dénonce des "fraudes massives", s'estime vainqueur, ses équipes ayant selon lui "recueilli 80% des résultats dans tout Madagascar, qui (lui) donnent la victoire à 65%". M. Jean Louis avait estimé samedi son score à 56%.

Selon les résultats publiés à 16H30 (13H30 GMT) par la Commission électorale nationale indépendante de la Transition (Cenit) Hery Rajaonarimampianina, le candidat du pouvoir, menait avec 53,63% des suffrages exprimés, selon des résultats encore très partiels portant sur 15% des bureaux de vote.

Les différentes missions d'observateurs étrangers déployées à Madagascar, qui ont rendu leurs premières conclusions dimanche, n'ont pas relevé de problème majeur, et ont appelé les candidats a respecter jusqu'au bout le processus électoral, quitte à déposer des recours.

"Dans l'attente de la proclamation des résultats officiels, j'appelle les parties prenantes au processus à la retenue et au respect des procédures en cours", a notamment insisté la chef de la mission des observateurs de l'Union européenne, Maria Muniz de Urquiza.

"Ca n'a pas de sens d'arrêter le comptage. (...) Il faut respecter les institutions", a-t-elle ajouté à l'AFP.

Les Malgaches avaient voté dans le calme vendredi pour élire leur président ainsi que 151 députés, pour ce premier scrutin démocratique organisé depuis le renversement du président Marc Ravalomanana en 2009.

Ce scrutin est considéré comme l'indispensable premier pas qui permettra de sortir de la grave crise politique, économique et sociale dans laquelle Madagascar est plongée depuis sa mise au ban des nations.

tm-liu/aub

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