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Belgique: la "Marche des Afghans" attend le Premier ministre à Mons

Quelque 200 participants à la "Marche des Afghans" partis de Bruxelles vendredi sont arrivés dimanche à Mons (ouest), où ils comptent rester jusqu'à pouvoir rencontrer l'homme fort de la ville et Premier ministre du royaume, Elio Di Rupo.

Les marcheurs, des Afghans qui réclament depuis des mois une suspension des expulsions et l'obtention de titres de séjour, accompagnés de sympathisants, espéraient être reçus par Elio Di Rupo, bourgmestre (maire) en titre de la ville wallonne située à quelque 70 km de Bruxelles.

Mais, à leur grande frustration, ils n'ont été accueillis que par ses adjoints, Elio Di Rupo étant à l'étranger jusqu'à lundi.

Les manifestants, encadrés par des policiers, se sont dits prêts à passer la nuit sur la grand-place de la ville, où se tient actuellement un marché de Noël.

Lors de leur départ de l'église bruxelloise qu'ils occupent depuis quatre mois, les Afghans avaient reçu le soutien du réalisateur belge Nabil Ben Yadir, dont le film récent "La Marche" raconte l'histoire vraie de la "marche contre le racisme et pour l'égalité" en France, ayant relié Marseille à Paris (environ 750 km) en 1983.

Dimanche, l'archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique, Mgr André Léonard, leur a également apporté son soutien.

"Je suis prêt à marcher avec eux. Rentrer en Afghanistan, c'est courir un très grand danger", a déclaré Mgr Léonard à la télévision publique RTBF. "Il faut parfois faire preuve d'ouverture et aller au-delà de ce qui est prévu par la loi", a ajouté le chef de l'Eglise catholique en Belgique.

Depuis plusieurs semaines, les demandeurs d'asile afghans ont multiplié les manifestations à Bruxelles, parfois réprimées sans ménagement par la police, et certains ont observé une grève de la faim.

M. Di Rupo a indiqué récemment qu'il était sensible au problème, mais la secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Maggie De Block, se montre intransigeante.

"Je ne vais pas annoncer un moratoire. Les Afghans sont soumis aux mêmes règles que les autres. Les grèves de la faim ne donnent pas plus de droits et je ne changerai pas mon opinion", a-t-elle déclaré la semaine dernière.

siu/via

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