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Avortement limité en Espagne: "vive préoccupation" de Paris

Le gouvernement français, "choqué", a exprimé sa "vive préoccupation" dimanche après l'adoption en Espagne d'un projet de loi supprimant quasiment le droit à l'avortement.

"Ca m'émeut. Bien sûr que ça me choque", a déclaré la ministre française des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.

"J'ai d'ailleurs fait part de ma vive préoccupation à mon homologue espagnol à qui j'ai écrit vendredi", a ajouté Mme Vallaud-Belkacem interrogée lors du Grand rendez-vous i-Télé/Europe 1/Le Monde.

"C'est terrible de voir qu'un pays comme l'Espagne, qui ces dernières années était devenu un petit peu la référence en particulier pour ceux qui se battent contre les violences faites aux femmes (...), puisse s'apprêter peut-être à connaître un recul en matière du droit à disposer de son corps", a poursuivi la ministre.

Elle a par ailleurs estimé que le problème ne concernait pas uniquement l'Espagne "parce que par exemple, on a des inquiétudes aussi sur l'Irlande ou un certain nombre de pays en matière de droits des femmes, je pense pas exemple à la Pologne".

Promesse de campagne en 2011 du chef conservateur du gouvernement espagnol Mariano Rajoy mais retardé depuis, le projet de loi supprimant quasiment le droit à l'avortement en Espagne a été approuvé vendredi par le gouvernement, les féministes et la gauche en Espagne dénonçant un "retour de 30 ans en arrière".

Le projet de loi espagnol replace le pays parmi les plus restrictifs en ce qui concerne l'avortement en Europe.

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