POLITIQUE
21/12/2013 06:10 EST | Actualisé 20/02/2014 05:12 EST

Des Lavallois manifestent pour que Québec revoie les zones inondables

Agence QMI

Des Lavallois ont manifesté samedi dans le secteur Fabreville contre ce qu'ils appellent les « fausses zones inondables » décrétées par Québec qui, selon eux, font perdre de la valeur à leurs maisons et à leurs terrains.

Ces citoyens demandent à la Ville de maintenir la pression sur le gouvernement Marois pour qu'il révise sa cartographie des zones inondables.

En juin dernier, alors que Laval était sous tutelle, Québec a adopté un décret qui a eu pour effet de placer les résidences ou terrains de plus de 700 propriétaires lavallois dans des zones jugées à risque pour les inondations.

Les propriétaires sont furieux parce qu'ils estiment que le décret ratisse trop large, dans la mesure où bon nombre de ces résidences n'ont jamais été inondées.

Le « Comité des sinistrés des fausses zones inondables de Laval » affirme que ces mesures empêchent la vente de leur résidence et risquent de faire chuter la valeur des maisons.

« Les maisons valent entre 300 000 $ et 350 000 $ en moyenne. On perd tous entre 25 et 35 % de valeur immobilière en partant, si ce n'est pas plus pour d'autres », affirme le président du comité, Sylvain Daoust.

Laval a entrepris de réaliser ses propres études sur cette question, pour vérifier si la cartographie de Québec correspond à la réalité.

Une des propriétaires touchés, Nicole Boutin, n'entend pas relâcher la pression sur Québec.

« Le but du jeu, c'est d'avoir l'heure juste. En bon père de famille, [le gouvernement provincial] doit nous donner l'heure juste, parce qu'il porte un jugement sur notre terrain. On veut que ça soit confirmé à 100 %, hors de tout doute, "oui, tu es en zone inondable". Ça prend des choses exactes », dit-elle.

Le comité dit se battre d'abord pour les Lavallois, mais affirme que bon nombre de résidences situées près de cours d'eau au Québec pourraient être aux prises avec le même genre de problème au cours des prochaines années.

D'après le reportage de Pierre Côté