POLITIQUE
21/12/2013 08:41 EST | Actualisé 20/02/2014 05:12 EST

Des citoyens partent en croisade contre la fumée de cigarette près des arénas

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Le sport et la cigarette ne font pas bon ménage. Pourtant, la loi québécoise, qui interdit de fumer près des écoles et des hôpitaux, ne s'applique pas aux arénas, même s'ils sont surtout fréquentés par des jeunes. La situation en agace plusieurs.

Martin Hébert, un père de famille de Laval qui se rend régulièrement dans les arénas avec ses deux fils, ne veut plus que les fumeurs se tiennent près des portes des arénas.

Il espère que Québec va modifier sa loi sur le tabac pour éloigner les fumeurs des accès à ces établissements, comme c'est le cas pour d'autres bâtiments publics.

Au Québec, la Loi sur le tabac interdit de fumer à l'extérieur dans un rayon de neuf mètres aux abords des garderies, des écoles et des hôpitaux.

« En 2013, je me demande encore comment ça se fait que les arénas ne font pas partie des lois antitabac. On parle des établissements scolaires, des établissements hospitaliers, mais les arénas ne font pas partie des établissements scolaires et c'est fréquenté à 90 % par les enfants. La moyenne d'âge est d'environ 13 ans. Les patineurs artistiques, les patineurs de vitesse, les joueurs de hockey, ça touche beaucoup d'enfants », dit-il.

Les deux fils de M. Hébert appuient sa démarche et aimeraient bien respirer de l'air sans fumée à la sortie de leur partie de hockey.

« La fumée de cigarette, ce n'est pas bon pour nous, tout le monde sait cela en 2013. Moi, je trouve que ça ne tuerait pas personne de déplacer un peu [les fumeurs] », dit Francis Valcourt-Hébert, joueur de hockey bantam.

« J'aime pas ça, je veux juste qu'ils s'en aillent un peu plus loin. Ça me fait tousser un peu et aussi [ça me donne] un peu de maux de tête », dit de son côté Cédrick Valcourt-Hébert, joueur de hockey pee-wee.

L'idée est excellente, selon Michel Gingras, professeur d'éducation physique et président du hockey mineur de Saint-François.

« C'est une nécessité de faire ce mouvement-là dans tous les autres lieux publics qu'on voit, soit dans les écoles, les centres d'achats ou autres. Les gens vont fumer à 10 mètres de l'endroit. C'est un oubli qu'il y a eu dans la loi et on doit être là pour éduquer nos jeunes », dit-il.

Jacques St-Jean, conseiller municipal indépendant de Laval, veut défendre la cause de Martin Hébert à la Ville.

« Je vais intervenir et appuyer [cette idée] au conseil pour qu'on puisse faire une petite étude très rapide pour modifier la question des cendriers près des arénas. On va demander à d'autres villes de nous imiter par après parce que c'est une mesure qui devrait s'appliquer partout dans la province », affirme le conseiller municipal.

Québec doit se pencher sur le sujet prochainement.

D'après le reportage de Karine Bastien