NOUVELLES
20/12/2013 07:37 EST | Actualisé 19/02/2014 05:12 EST

Soudan du Sud: Londres envoie un second avion pour évacuer ses ressortissants

Londres a envoyé vendredi un second avion au Soudan du Sud pour évacuer les ressortissants britanniques désirant quitter le pays secoué par des troubles politiques.

Jeudi, un avion de transport C-17 de l'armée de l'air britannique a évacué 182 personnes dont 53 ressortissants britanniques vers l'Ouganda, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie britannique, William Hague a salué cette évacuation et a condamné l'attaque menée jeudi soir contre la base des Nations unies, qui a fait trois morts parmi les Casques bleus indiens.

"Très préoccupé par l'attaque de la base de maintien de la paix des Nations unies au Soudan du Sud et triste pour les pertes humaines. Exhorte à la retenue et à une fin des violences", a-t-il écrit jeudi soir sur son compte Twitter.

Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont retiré une partie de leur personnel diplomatique et ont appelé leurs compatriotes à quitter le pays.

Le Foreign Office a appelé les ressortissants qui comptent prendre le vol de vendredi à "voyager léger".

"Si vous amenez des bagages à l'aéroport, vous êtes susceptibles de devoir les laisser là-bas", a-t-il prévenu.

"Nous conseillons vivement à tous les ressortissants britanniques présents au Soudan du Sud de quitter le pays s'ils peuvent le faire en toute sécurité", a ajouté le ministère.

"Vous risquez d'avoir des difficultés à partir en cas de nouvelle détérioration des conditions de sécurité", a-t-il également mis en garde.

Le président américain Barack Obama a estimé que le pays était "au bord du précipice", se faisant ainsi l'écho des inquiétudes croissantes pour la jeune nation sud-soudanaise, qui a proclamé son indépendance en juillet 2011 après des décennies de guerres civiles contre Khartoum, et qui semble prête à sombrer dans un autre conflit à grande échelle.

"Les récents combats menacent de faire plonger à nouveau le Soudan du Sud dans ses jours les plus noirs du passé", a averti le président des Etats-Unis, qui ont largement soutenu et financé la lutte sud-soudanaise pour l'indépendance.

mc/dh/abk