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20/12/2013 08:11 EST | Actualisé 19/02/2014 05:12 EST

Le monde ne comprend pas le projet souverainiste, croit Harper

Pauline Marois peut bien faire la promotion de la souveraineté à l'étranger, cela ne dérange pas le premier ministre Stephen Harper, car « presque le reste de l'humanité » ne comprend pas ses positions.

La première ministre du Québec rentre tout juste d'Europe. Lors de son séjour, elle a parlé d'économie, de libre-échange et bien sûr du projet d'indépendance du Québec.

Mais Mme Marois n'a probablement pas rencontré de nombreuses personnes sensibles à son message, a laissé entendre Stephen Harper lors d'une entrevue de fin d'année accordée au réseau TVA.

« Évidemment je ne partage pas la perspective de Mme Marois, et je pense franchement que, pour presque le reste de l'humanité, on ne le comprend pas du tout. Parce ce qu'à travers le pays, le Canada est considéré comme un pays bilingue, exceptionnel, diversifié et tolérant, moderne, avancé et prospère. Et c'est le modèle de pays que tout le monde veut », a expliqué M. Harper.

À la barre en 2015

Au cours de l'entrevue, le premier ministre a aussi assuré qu'il sera à la tête du Parti conservateur lors des prochaines élections générales en 2015, écartant du coup les rumeurs de départ prochain à la retraite.

« On a fait une date fixe en 2015. J'ai l'intention de mener mon parti qui est le seul parti qui a une politique sérieuse sur la priorité numéro un de la population, qui est l'économie », a-t-il dit.

La « trahison » de Nigel Wright

Le premier ministre a aussi accordé une entrevue au quotidien torontois The National Post, lors de laquelle il a réaffirmé avoir été laissé dans l'ignorance concernant le remboursement de dépenses inappropriées du sénateur Mike Duffy.

C'est par les médias qu'il a appris que son chef de cabinet Nigel Wright avait signé un chèque personnel de 90 000 $ au sénateur. Le lendemain, son bras droit lui dévoilait tout, a-t-il soutenu. 

Le premier ministre Harper affirme ne pas comprendre ce geste qu'il considère comme une « trahison ».

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) enquête présentement sur cette affaire. La GRC soupçonne Mike Duffy et Nigel Wright de corruption, de fraude et d'abus de confiance.