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20/12/2013 07:55 EST | Actualisé 19/02/2014 05:12 EST

Après Montréal, la banlieue s'intéresse au vélo d'hiver

Pour la première fois cette année, Longueuil déneige 4,5 kilomètres de pistes cyclables entre le métro et le collège Édouard-Montpetit afin de tester l'intérêt de ses citoyens pour le vélo d'hiver. 

Un texte de Marie-Ève Maheu

À l'extérieur du métro Longueuil, mercredi matin, une journée froide et enneigée, une vingtaine de bicyclettes sont attachées à des supports à vélo. « Il fait moins 13 degrés Celsius. Il y a de la neige partout. C'est un signe qu'il y a un intérêt », dit la directrice de Vélo Québec, Suzanne Lareau. 

Mme Lareau croit que l'initiative de Longueuil montre une ouverture au vélo d'hiver. « Les villes commencent à considérer qu'il y a des cyclistes qui roulent douze mois par année. »

« C'est nouveau en banlieue », souligne-t-elle. Et même sur l'île de Montréal, seulement une quarantaine de kilomètres de pistes sont déneigés dans Rosemont-Petit-Patrie, Plateau-Mont-Royal, Ville-Marie, Notre-Dame-de-Grâce et dans la ville de Westmount.  

« Il était temps que Longueuil le fasse », lance Francis Casaubon, qui enfourche son vélo tout l'hiver. Même si la piste cyclable déneigée n'est pas du tout sur son chemin pour se rendre au métro, il estime que c'est un bon début. « Il en faut encore plus parce que je ne me sens pas encore à ma place », dit le Longueuillois. 

Jean-Jacques Rousseau, qui fait le trajet en vélo entre Saint-Lambert et le métro, ne voit pas l'utilité de déneiger des pistes cyclables. « Les rues pour moi sont suffisantes, mais j'aimerais bien que la piste sur pont soit ouverte à l'année », dit l'homme dans la cinquantaine.

Cette demande revient chez plusieurs des cyclistes rencontrés. Le pont est toutefois de juridiction fédérale. Longueuil pourrait éventuellement exercer des pressions sur la Société des ponts pour qu'elle déneige la piste sur Jacques-Cartier, mais elle n'en est pas là pour le moment. 

La Ville veut commencer par évaluer s'il y a un réel intérêt pour le vélo d'hiver chez ses citoyens grâce à son projet-pilote. « On va faire un bilan et on va voir si le vélo est une activité qu'on peut prioriser à la grandeur du territoire », dit la conseillère Lorraine Guay Boivin.