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19/12/2013 03:28 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Vente du Rafale: Paris espère des "résultats" en Inde et dans le Golfe

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a dit jeudi prévoir "bientôt des résultats" pour la vente de Rafale en Inde et dans le Golfe, alors que le Brésil, qui a préféré un appareil suédois, n'était pas une "cible prioritaire".

"Nous avons de bonnes raisons de croire que sur l'Inde et sur le Golfe, il y aura bientôt des résultats", a assuré le ministre sur Europe 1. Le Brésil, qui vient de dire non à l'avion de Dassault "n'était pas la cible prioritaire", "nous avons d'autres prospects plus importants", a-t-il dit.

Un autre ministre français, Alain Vidalies, chargé des relations avec le Parlement, a cependant reconnu que le choix du Brésil était "une mauvaise nouvelle pour la France", avec des implications pour le budget militaire.

"Il reste le marché de l'Inde qui, lui, serait suffisant" pour assurer l'équilibre financier de la loi de programmation militaire, a-t-il ajouté.

New Delhi a retenu le Rafale, le préférant en finale à l'Eurofighter. Un contrat qui pourrait aller jusqu'à 189 unités, si une option était levée, indiquaient des négociateurs en janvier.

"La volonté c'est que cet avion, qui est un avion formidable qui porte la marque de la France puisse être vendu, donc il faut tous se mobiliser, c'est la volonté du gouvernement", a encore dit M. Vidalies.

Le Brésil a mis fin mercredi à plus de dix ans de négociations et de reports en choisissant l'avion de chasse Gripen NG du Suédois Saab aux dépens du Rafale de Dassault-aviation et du F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing, pour un contrat de 4,5 milliards de dollars.

Le Rafale "est un très bon avion, la France en est très satisfaite, au Mali et ailleurs", a fait valoir M. Le Drian jeudi.

L'armée française est la seule à ce jour à être équipée du Rafale.

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