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19/12/2013 12:57 EST | Actualisé 18/02/2014 05:12 EST

Libye: assassinat à Tobrouk et découverte de la tête d'un homme décapité à Benghazi

Un homme a été tué jeudi dans l'explosion de sa voiture à Tobrouk, premier assassinat du genre dans cette ville de l'extrême Est de la Libye, signe que les attaques s'étendent dans cette région, où la tête d'un homme été découverte à Benghazi.

"Adam al-Mansouri, directeur d'une centrale électrique à Tobrouk, a été tué jeudi par l'explosion d'un engin placé sous son véhicule par des inconnus", a indiqué à l'AFP un responsable local sous couvert de l'anonymat.

La victime a été tuée après avoir quitté la centrale en compagnie d'un collègue qui est sorti indemne de l'attaque, selon cette source.

Avec cette attaque, Tobrouk, épargnée jusque là par la vague de violences qui secoue la région orientale de la Libye et notamment son chef-lieu Benghazi, enregistre son premier assassinat.

A Benghazi, berceau de la révolution libyenne qui a renversé en 2011 le régime de Mouammar Kadhafi, la tête d'un homme a été découverte mercredi, a indiqué à l'AFP une source militaire.

Selon cette source, l'homme décapité est Attia al-Naili, 65 ans, père de Salem al-Naili, chef d'une unité des forces spéciales libyennes nommée Saiqa. La tête a été déposée enveloppée dans un sachet à l'entrée de la rue où résidait la victime.

"Attia al-Naili a été enlevé il y a environ deux mois, et semble avoir été exécuté par ses ravisseurs qui avaient demandé une rançon d'un million de dollars", indique-t-on de même source.

"La tête décapitée se trouve actuellement dans la morgue du centre hospitalier de la ville en attendant de retrouver le reste du corps", a déclaré à l'AFP une source médicale.

Le nom de Salem al-Naili avait été cité dans un communiqué du groupe jihadiste Ansar Asharia comme étant impliqué dans les affrontements qui ont opposé fin novembre à Benghazi ce groupe lourdement armé aux forces Saiqa. Mais Ansar Asharia a démenti jeudi "tout lien dans la mort de Attia al-Naili".

La vague d'assassinat ciblant ces derniers mois les militaires, policiers, juges, notables et responsables de médias à Benghazi et Derna ont fait à ce jour plus de 300 morts. Mais les autorités n'ont pas réussi à arrêter leurs auteurs.

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