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19/12/2013 10:32 EST | Actualisé 18/02/2014 05:12 EST

La première assemblée des membres de l'Impact a été un exercice stimulant

MONTRÉAL - La première assemblée générale des membres dans l'histoire de l'Impact, tenue mercredi soir dans un chic hôtel du centre-ville de Montréal, a de toute évidence été appréciée par les abonnés de saison qui s'y sont présentés.

Environ 600 personnes ont accepté l'invitation du club à y participer, ce qui était bien au-delà du nombre de réponses positives attendues.

Le président Joey Saputo, le directeur sportif Nick De Santis, le vice-président exécutif Richard Legendre et le nouvel entraîneur-chef Frank Klopas ont chacun fait une présentation devant l'assemblée.

Klopas, dont l'embauche avait été annoncée la journée même, a eu droit à une ovation debout, quoique relativement timide, de la part d'une bonne partie de la foule.

Et les abonnés de saison ont particulièrement bien réagi quand l'ex-pilote du Fire de Chicago a expliqué que l'enthousiasme des partisans du onze montréalais est l'une des principales raisons qui l'ont incité à s'amener à Montréal.

«Je sais depuis longtemps qu'il y a un fort bassin d'amateurs passionnés ici, du temps du Manic et aussi quand l'Impact a fait ses débuts, a noté Klopas. Et comme visiteur avec le Fire, j'ai pu constater à quel point l'atmosphère dans le stade Saputo créée par les spectateurs rend la vie difficile à ceux qui viennent affronter l'Impact. Je suis content d'être maintenant du bon côté.»

Les partisans de l'Impact semblaient donc prêts à accorder la chance au coureur, sans perdre de vue que le club montréalais en sera à son troisième entraîneur en autant de saisons en 2014.

Le sujet est d'ailleurs venu sur le tapis lors de la période de questions tenue en fin de séance, qui s'est éternisée parce que Saputo a insisté pour que tous les amateurs s'étant présentés au micro aient leur chance de parler.

«On veut de la stabilité au poste d'entraîneur-chef, à l'image du personnel des joueurs, qui a quand même fait preuve d'une bonne stabilité depuis deux ans», a assuré De Santis.

Sentant sans doute qu'il risque de se retrouver sous la loupe à son tour si l'embauche de Klopas s'avère un désastre, De Santis s'est ouvert plus que d'habitude, mercredi soir, autant pendant l'assemblée qu'à l'occasion du point de presse qui a précédé.

Il a notamment livré un plaidoyer bien senti où il a dit jurer que toutes les décisions prises par la direction se font dans le but de bâtir une équipe qui plaira aux partisans.

«On veut une équipe qui a du caractère et on veut une équipe qui correspond à notre marché, a-t-il lancé avec emphase. Chacune des décisions qu'on prend, croyez-moi, on pense aux médias, on pense à nos partisans. On pense à ceux et celles qui viennent au stade, quel genre de joueurs ils veulent voir, quel genre de soccer ils veulent voir. C'est là quelque chose de bien ancré chez nous parce ça, on le vit depuis 20 ans.

«On a commis des erreurs en cours de route, mais en gros on a un bon pouls, on sait ce dont cette équipe a besoin pour avoir du succès. Il y a de la pression qui vient avec chaque décision, mais ça ne va pas nous arrêter de cheminer vers l'objectif qu'on vise, qui est de remporter un championnat de la MLS.»

Saputo s'est peut-être senti interpellé lui aussi, car lorsqu'un partisan lui a demandé ce qu'il faisait pour s'améliorer en tant que président, il a donné une réponse plutôt humble.

«J'essaie de prendre de moins en moins de décisions sous le coup de l'émotion», a affirmé celui qui est reconnu pour ses colères en coulisses.

De Santis a par ailleurs révélé quelques éléments intéressants sur l'allure qu'aura l'équipe la saison prochaine. Il a notamment dit que les milieux italiens Daniele Paponi et Andrea Pisanu ne seraient probablement pas de retour et que la direction demeurait incertaine de leur statut, mais que la décision ultime reviendrait au FC Bologne puisqu'ils se trouvent à Montréal en raison d'un prêt.

Au sujet de l'attaquant Andrew Wenger, qui a montré un manque de finition flagrant aux côtés de Marco Di Vaio en 2013, De Santis a affirmé qu'«à peu près tous les clubs dans la ligue se sont informés pour savoir s'il était disponible», signifiant ainsi que le premier choix de l'Impact en 2012 a encore beaucoup de valeur ailleurs dans la ligue.

Invité à aborder le sujet par un abonné, De Santis a reconnu qu'aucun autre attaquant, outre Di Vaio, ne semble capable de marquer des buts chez l'Impact. Mais il a aussitôt pointé du doigt la défensive.

«En tant que groupe, défensivement on a accordé trop de buts. C'est surtout là qu'il faut s'améliorer. Offensivement, on a quand même été une des meilleures équipes pour les buts marqués», a souligné le directeur sportif, qui s'est par ailleurs dit d'avis qu'Hernan Bernadello, le deuxième joueur désigné de l'Impact, se sentira plus à l'aise sur le terrain en 2014 après être arrivé à la mi-saison en 2013.

Même si l'Impact a récemment dépassé les Alouettes à titre d'équipe sportive la plus visible au Québec après le Canadien, le club de foot a encore du chemin à faire, a quant à lui révélé Legendre.

Selon un sondage auprès du grand public commandé par l'Impact à Léger Marketing, 95 pour cent des gens savent que l'Impact existe, mais 90 pour cent des gens disent ne pas connaître ses joueurs.

«Nous allons nous ajuster en conséquence», a assuré Legendre.