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19/12/2013 01:19 EST | Actualisé 18/02/2014 05:12 EST

Centrafrique: les soldats français continuent la sécurisation, appliquent "des mesures de confiance"

Les militaires français continuent "la sécurisation" et "le désarmement" en Centrafrique, mettant parallèlement en oeuvre "des mesures de confiance" pour mieux contrôler le cantonnement des combattants désarmés, a indiqué jeudi le commandant de l'opération "Sangaris".

"Nous sommes dans le temps de l'imposition des mesures de confiance", a déclaré le général Francisco Soriano au cours d'une conférence de presse à la base française de l'aéroport de Bangui.

Ces mesures consistent à "identifier les hommes habilités à porter des armes", principalement les ex-rebelles Séléka, à les "cantonner pour qu'ils évitent de sortir armés en ville", à les "désarmer", et à s'assurer qu'ils n'ont "pas d'attitude hostile à l'encontre des Français".

Dans le cadre des ces mesures, deux camps militaires de la capitale, Béal et Kassaï, ont été contrôlés ces derniers jours par les Français pour recenser les hommes qui y sont cantonnés et contrôler leur armement.

Jeudi une quarantaine d'ex-Séléka ont aussi quitté leur cantonnement de Bossangoa, à 300 km au nord-ouest de Bangui, pour rejoindre d'autres cantonnements plus importants dans le pays.

Cette nouvelle phase de l'intervention française a été lancée alors que la "sécurisation des quartiers" par les hommes de Sangaris se poursuit, avec toujours "l'impartialité" comme "maître-mot", a souligné le général Soriano.

"Il y a encore des agressions", a-t-il observé, "mais ce sont des agressions à l'arme blanche". "Nous nous déployons dans les quartiers, nous continuons à récupérer des armements à Bangui et en province", a-t-il martelé.

Une centaine de patrouilles ont été réalisées par les Français dans le pays depuis le début de l'opération Sangaris, a-t-il affirmé.

"A Bangui, la tension est retombée", a-t-il réaffirmé, "même si la situation humanitaire est préoccupante".

A Paris, l'état-major des armées a estimé que la situation reste "complexe et volatile". Depuis mi-décembre, "nous constatons une forme d'apaisement dans les tensions, mais un rien pourrait rallumer l'embrasement" qui s'est emparé de Bangui au début du mois, a déclaré le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major. Selon lui, les groupes armés qui faisaient régner la terreur ont toutefois "largement disparu" des rues de la capitale.

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