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18/12/2013 04:39 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Wall Street s'envole à de nouveaux records grâce à la Fed

Wall Street s'est envolée à de nouveaux sommets mercredi, dans la foulée de l'annonce par la Banque centrale américaine (Fed) du maintien de ses taux directeurs et d'une légère réduction de son soutien monétaire à l'économie.

Indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average a bondi de 1,84% ou 292,71 points pour s'établir à 16.167,97 points, un niveau jamais atteint auparavant en clôture.

Le S&P 500, l'indice américain le plus regardé par les investisseurs, a de son côté grimpé de 1,66% ou 29,65 points pour terminer à 1.810,65 points, dépassant lui aussi son précédent record.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a progressé de 1,15% ou 46,38 points à 4.070,06 points, s'élevant à un niveau plus vu depuis septembre 2000.

Le Comité monétaire de la Fed a décidé mercredi de laisser ses taux directeurs inchangés et de réduire un peu son programme de rachats d'actifs: à partir de janvier, la Banque centrale américaine injectera dans l'économie 75 milliards de dollars mensuels via l'acquisition de bons du Trésor et de titres hypothécaires, au lieu de 85 milliards de dollars actuellement.

La Fed assure aussi qu'elle maintiendra probablement l'actuel niveau des taux directeurs --qui restent proches de zéro depuis fin 2008-- "bien après que le taux de chômage sera descendu sous 6,5%".

Toutes ces annonces "constituent un discours doux aux oreilles des participants du marché", estimait Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services.

De plus, "l'idée d'un ralentissement du programme de rachats d'actifs avait été évoquée par (le président de la Fed) Ben Bernanke déjà en juin. Cela fait six mois que le marché a eu le temps de s'ajuster à cette possibilité", expliquait-il.

"Si on regarde les statistiques américaines et le fait qu'un accord budgétaire a été conclu (au Congrès), un ralentissement était une certitude, on ne savait juste pas quand il allait commencer, si cela allait être en décembre ou en janvier", ajoutait-il. "Le marché salue finalement le fait qu'on sait maintenant avec certitude quand ce sera".

De plus, le fait que la Fed ne prenne plus comme repère une baisse du taux de chômage sous le seuil des 6,5% pour déclencher une hausse des taux d'intérêt "garantit des taux d'intérêt à un très bas niveau pendant très longtemps", remarquait Dan Greenhaus de BTIG.

Cela signifie également que l'institution "est confiante en une amélioration du marché de l'emploi", remarquait Gregori Volokhine.

Le marché obligataire a terminé en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 2,885% contre 2,843% mardi soir et celui à 30 ans à 3,913% contre 3,872% à la clôture précédente.

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