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18/12/2013 11:54 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Une voiture du général de Gaulle prêtée à la Chine pour les 50 ans des relations diplomatiques franco-chinoises

Une Citroën DS 19 ayant servi au général de Gaulle sera prêtée à la Chine à l'occasion du 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques franco-chinoises, a annoncé mercredi la Fondation Charles de Gaulle.

Cette voiture au design révolutionnaire, symbole de l'industrie automobile française, quittera jeudi matin le Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises (est) pour la Chine. La France prévoit également de prêter à l'Empire du Milieu de grandes oeuvres d'art de musées français dans le cadre de cet anniversaire.

La DS sera enlevée par un transporteur spécialisé en caisson plombé dans le village où le général avait acquis une propriété puis acheminée vers l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle et transportée par Air France en avion cargo. Elle sera ensuite exhibée dans une dizaine de villes chinoises lors d'une exposition itinérante.

Le directeur général du Mémorial Charles de Gaulle, Alexandre Mora, a précisé à l'AFP que la voiture avait été entièrement restaurée par Citroën et remise à la Fondation Charles de Gaulle qui l'a déposée en 2009 au Mémorial de Colombey.

Ce véhicule est resté lié à un épisode célèbre de l'histoire de la Ve république française, "l'attentat du Petit-Clamart". Le 22 août 1962 au Petit-Clamart, près de Paris, le général de Gaulle et son épouse, à bord de la DS, échappaient de peu à un attentat perpétré par un commando de partisans de l'Algérie française qui avaient tiré au total 150 balles, dont une vingtaine avaient frappé la voiture.

Cette DS 19 a déjà effectué un premier voyage en Chine en 2003, accompagnée de la Traction avant 15-6, voiture personnelle du général de Gaulle.

Le 27 janvier 1964, un communiqué laconique publié simultanément à Pékin et à Paris annonçait l'établissement de relations diplomatiques entre la France et la Chine. "Le poids de l'évidence et de la raison", dira alors le général de Gaulle. La France devenait ainsi le premier des grands pays occidentaux à reconnaître la Chine populaire.

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