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18/12/2013 04:29 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Ukraine: l'offre européenne est toujours valable (Merkel)

La chancelière allemande Angela Merkel a regretté mercredi la décision ukrainienne de ne pas signer l'accord d'association avec l'Union européenne, tout en assurant que l'offre était "toujours sur la table".

"Je regrette la décision du président Ianoukovitch de ne pas signer, ou du moins de ne pas signer pour le moment" l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne, mais "l'offre reste sur la table", a déclaré Mme Merkel lors d'un discours devant les députés allemands, avant le conseil européen en fin de semaine.

La chancelière allemande a également indiqué que l'UE allait "étudier et regarder attentivement" les accords économiques avec la Russie, signés mardi à Moscou par le président ukrainien.

La Russie s'est notamment engagée à investir 15 milliards de dollars dans des obligations du gouvernement ukrainien et à réduire d'un tiers le prix du gaz qu'elle lui vend.

Mais la chancelière a une nouvelle fois appelé à sortir d'une situation "où chaque décision prise par un pays situé entre l'Union européenne et la Russie est systématiquement interprétée comme une décision en faveur de l'un ou de l'autre".

Concernant les manifestations pro-européennes d'opposants à Yanoukovitch, qui agitent régulièrement la capitale ukrainienne, Mme Merkel a appelé l'Ukraine à "garantir des conditions raisonnables (pour l'exercice) du droit à manifester".

Mardi, le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, avait jugé que l'aide financière proposée par l'Union européenne à l'Ukraine pour la rapprocher de l'Europe avait été insuffisante.

"Nous avons présenté une proposition d'aide financière et économique, loin de ce qui est nécessaire pour sauver l'Ukraine de la faillite et l'associer économiquement durablement à l'Europe", avait déclaré M. Steinmeier.

Mme Merkel et M. Steinmeier se rendront en fin d'après-midi à Paris pour un dîner de travail avec le président français François Hollande, afin de préparer le sommet européen qui se tiendra jeudi et vendredi à Bruxelles, où les questions d'élargissement occuperont une place de choix, au côté du projet d'union bancaire et de la défense.

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