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18/12/2013 06:19 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Stabilité du nombre d'attaques de la guérilla des Farc(rapport)

Le nombre d'attaques des Farc est resté stable en 2013 en Colombie, même si la guérilla marxiste a opéré des "changements" de stratégie dans le cadre du processus de paix en cours avec les autorités, selon un rapport publié à Bogota.

Au total, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont commis plus de 2.000 actes de violence contre 1.944 en 2012, indique cette étude publiée par la "Fondation Paix et réconciliation", un centre d'études reconnu et spécialisé dans ce conflit interne.

Ces chiffres démontrent que l'insurrection la plus ancienne d'Amérique latine poursuit une certaine "récupération", depuis la grande offensive militaire lancée en 2008 qui avait abouti à la mort de plusieurs de ces dirigeants, souligne le rapport.

Les Farc sont présentes dans 242 localités, situées dans onze régions de la Colombie, essentiellement des zones rurales, toujours selon cette étude.

Leur effectif est estimé à 11.000 combattants par la "Fondation" et moins de 8.000 par les autorités contre plus du double il y a dix ans,

L'ouverture de pourparlers de paix avec le gouvernement de Juan Manuel Santos, qui se déroulent depuis novembre 2012 à La Havane, a conduit la rébellion à adopter une "flexibilité pour décréter des trêves ou lancer de petites offensives selon le rythme des négociations", est-il encore indiqué.

Depuis le début du processus de paix, la guérilla a déjà observé, en gage de bonne volonté, deux trêves unilatérales et temporaires.

La première, qui a été clairement violée par sept attaques selon le rapport, a eu lieu entre le 20 novembre 2012 et le 20 janvier 2013 et la seconde a débuté le 15 décembre pour se poursuivre jusqu'au 15 janvier.

De son côté, le gouvernement de M. Santos exclut toute trêve militaire avant de parvenir à un accord définitif mettant un terme à ce conflit qui a fait plusieurs centaines de milliers de mort en un demi-siècle.

Les Farc ont également opéré une "intensification des actes de sabotage de l'infrastructure énergétique" en 2013, ciblant ainsi l'une des locomotives de l'économie colombienne.

La rébellion s'est en outre employée à "promouvoir les manifestations sociales" et les "actions politiques" durant cette année, marquée notamment par un violent mouvement de protestation paysanne et une grève de mineurs.

pz/ob