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18/12/2013 02:54 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Les pays pro-opposition fermement opposés à un rôle d'Assad dans la transition (opposant)

Les pays occidentaux soutenant l'opposition syrienne ont réaffirmé lors d'une récente réunion à Londres que le président Bachar al-Assad "n'aura aucun rôle" à jouer dans une période de transition, a indiqué mercredi à l'AFP le conseiller du chef de l'opposition, Monzer Aqbiq.

Une réunion a rassemblé le 13 décembre dans la capitale britannique les principaux 11 pays des "Amis de la Syrie", une coalition de nations arabes et occidentales soutenant l'opposition.

"Les 11 pays (dont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne), et derrière eux les 100 pays membres des Amis de la Syrie sont d'accord qu'il ne doit pas y avoir un rôle pour Assad. Ceci n'est pas (juste) le discours officiel. C'est le même discours qui se répète dans les réunions", a précisé le conseiller.

Il a démenti des informations de presse selon lesquelles les pays occidentaux hostiles à M. Assad ont fait comprendre à l'opposition lors de la réunion du 13 décembre que le président syrien pourrait rester au pouvoir en raison des craintes liées à la montée en puissance des jihadistes et d'autres islamistes face à la rébellion dite modérée.

"J'étais présent à toutes les réunions et il n'y a pas eu de propos en ce sens. Au contraire, ce qui a été dit est tout à fait le contraire", a indiqué M. Aqbiq.

"Le communiqué final de la réunion insiste sur le transfert de pouvoir (...) sans aucun rôle dans la période de transition pour Assad et ses acolytes dont les mains sont tachées de sang", a renchéri le conseiller.

Selon ce communiqué, dont une copie est disponible sur le site internet de l'ambassade américaine à Damas, "Assad n'aura aucun rôle en Syrie, car son régime est la principale source de terreur et d'extrémisme" dans ce pays ravagé par la guerre.

Le 11 décembre, Washington et Londres avaient annoncé la suspension de leur aide non létale à l'Armée syrienne libre (ASL), la rébellion dite modérée, après que des combattants islamistes se sont emparés de dépôts d'armes de l'ASL et d'un passage clé à la frontière turque.

Le lendemain, le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, avait affirmé que les revers rencontrés par l'ASL face aux islamistes et aux djihadistes posaient un "gros problème".

Par la suite, l'ancien directeur de la CIA Michael Hayden a affirmé qu'une victoire de Bachar al-Assad pourrait être "le meilleur de trois très, très horribles scénarios", dont aucun ne prévoit la victoire de la rébellion.

kam-ram/vl