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18/12/2013 05:46 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Inspecteur général : « un engagement à la légère »

Le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal, Richard Bergeron laisse entendre que le projet d'inspecteur général proposé par Denis Coderre était mal ficelé.

Un texte de François Cormier

« Denis Coderre a pris un engagement à la légère durant la campagne électorale », affirme Richard Bergeron. « Gros-Jean comme devant, il a dit ''je vais nommer un inspecteur". Il ne maîtrisait pas la relation entre les services policiers, les pouvoirs d'enquête et les divers aspects juridiques. », dit-il

M. Bergeron a fait cette déclaration à la suite d'un article de La Presse évoquant la réticence de Québec à donner autant de pouvoirs à un seul individu. L'administration Coderre et le gouvernement de Pauline Marois sont toujours en négociation pour la création de ce poste promis pour les 100 premiers jours du mandat du maire de Montréal.

Le chef de l'opposition estime que Denis Coderre n'a donc pas le choix de travailler avec tous les conseillers municipaux. « J'ai très hâte de travailler avec lui sur cette idée d'un inspecteur général pour la ville ». Il précise toutefois qu'il n'a pas été mis au courant des implications sur le plan juridique.

L'administration Coderre n'a pas réagi publiquement à l'article de La Presse. Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, n'était pas disponible pour une entrevue. « Nous sommes à travailler activement avec la ville de Montréal pour répondre aux demandes législatives liées à la mise en place de l'inspecteur général. Nous travaillons dans la plus grande des collaborations et le tout avance bien. » s'est contenté de déclarer, par courriel, son attaché de presse, Yann Langlais-Plante.