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18/12/2013 06:39 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Gouvernement tunisien: le futur Premier ministre mène des consultations

Le futur Premier ministre tunisien Mehdi Jomaâ a indiqué mercredi dans une brève déclaration à la presse qu'il menait des consultations pour le choix d'un gouvernement d'indépendants, afin de sortir la Tunisie d'une profonde crise politique.

"Dans la cadre des consultations, j'ai rencontré le président de l'Assemblée nationale constituante (ANC) Mustapha Ben Jaafar. Les consultations sont en cours et nous ne sommes pas arrivés à la phase de formation du gouvernement", a-t-il précisé.

Il a ajouté à l'issue de son entretien avec M. Ben Jaafar au siège de l'ANC, que son cabinet serait formé de personnalités "indépendantes" sur le plan politique et "compétentes", se refusant à toute autre précision.

Il s'agit de la première déclaration à la presse de M. Jomaâ, depuis sa désignation samedi pour prendre la tête du gouvernement, après deux mois de tractations.

Les pourparlers pour déterminer le calendrier de formation du gouvernement par M.Jomaâ et pour fixer le calendrier de son entrée en fonction et donc de la démission du Premier ministre Ali Larayedh, issu du parti islamiste Ennahda, débuteront vendredi, selon le syndicat UGTT qui parraine ces pourparlers.

Âgé de 51 ans, M. Jomaâ, ingénieur de formation, n'a jamais été actif en politique sous le régime de Zine El Abidine Ben Ali, renversé par la révolution de janvier 2011.

Il est une personnalité peu connue du public dont l'expérience politique a débuté en mars 2013 avec son entrée dans l'actuel cabinet en tant que ministre de l'Industrie.

Le futur gouvernement aura la charge de faire sortir le pays d'une profonde crise politique, déclenchée fin juillet à la suite de l'assassinat par balles d'un opposant de gauche, et de promouvoir une économie en berne depuis la révolution du 14 janvier 2011.

Les islamistes d'Ennahda qui dirigent l'actuel gouvernement ont accepté de quitter le pouvoir à condition qu'en parallèle soit adoptée la future Constitution, en cours d'élaboration depuis deux ans, et que le calendrier des futures élections soit fixé.

kl/sw