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18/12/2013 11:12 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Corruption: le gouvernement promet de respecter la justice

Le gouvernement turc "respectera" la vaste procédure judiciaire engagée contre certains proches du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan soupçonnés de corruption, a assuré mercredi son porte-parole Bülent Arinç, tout en la dénonçant comme une "campagne de dénigrement planifiée".

"Nous respecterons toujours la décision de la justice et en aucun cas nous n'interviendrons", a souligné M. Arinç qui est aussi vice-Premier ministre, confirmant que 51 personnes étaient toujours en garde à vue dans le cadre de cette enquête.

Le ministre a également confirmé que trois fils de ministres figuraient parmi elles, mais a exclu une démission immédiate de leur pères qui occupent les portefeuilles de l'Intérieur, de l'Environnement et de l'Economie.

"Nous croyons que nos ministres sont innocents", a souligné M. Arinç. Mais "le Premier ministre peut demander qu'ils quittent leur poste ou ils peuvent le faire aussi de leur propre chef", a-t-il ajouté, souhaitant que la justice fasse "toute la lumière" sur l'affaire.

M. Arinç a également qualifié la procédure en cours de "campagne de dénigrement planifiée" dans le cadre d'une "guerre psychologique" contre le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir depuis 2002, sans toutefois préciser son auteur.

De nombreux observateurs turcs lient cette enquête au conflit qui oppose depuis plusieurs semaines le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan à la très influente organisation du prédicateur musulman Fetullah Gülen.

Jusque-là soutien indéfectible du gouvernement qui tient les rênes du pouvoir depuis 2002, la confrérie de M. Gülen, qui vit aux Etats-Unis, est entrée en guerre contre le pouvoir pour dénoncer son projet de supprimer les établissements de soutien scolaire privés, qui constituent l'une de ses principales sources de revenus.

BA/pa/via